‹ Louange mariale à l’Immaculée Mère de Dieu et Reine du ClergéChapitre 2 sur 6 · LOUAGE · texte numérisé non relu

LOUAGE

Bénie soit l’immaculée Vierge,

Mère de Dieu,

Reine du Clergé et notre très douce Mère 1 *

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DE LA “ J-OU ANGE JVlARIALE ”

Bénédiction.

Le mot bénédiction est une expression qui renferme plusieurs idées, et dans la circonstance il résume admirablement les sentiments de l’âme à l’égard de Marie. r<4 C’est un terme d’admiration et de louange, c£? tout autant que de reconnaissance et d’allégresse. Quand l’amour l’inspire et qu’il tombe des lèvres comme un cri du cœur, c’est la louange parfaite.

Bénir Marie, c’est exprimer tous ces sentiments à la fois. C’est reconnaître tout ce que le Seigneur a fait d’admirable en elle, et c’est l’en louer. Bénir Marie, c’est se réjouir des merveilles opérées en elle et par elle, et c’est s’unir à ses actions de grâces pour remercier Jésus de l’avoir ainsi aimée et comblée. Bénir Marie, c’est

traduire son amour pour elle par une courte formule qui contient en même temps tous les droits qu’a Marie d’être aimée et tous les devoirs que nous avons de la chérir.

A ce premier mot de notre « Louange », nous j devons laisser notre cœur s’épanouir dans une j sainte joie et une tendresse toute filiale.

Bénie soit Marie en tout temps, en tout lieu.

Bénie soit Marie, sur la terre et au ciel.

L’Immaculée.

Marie est immaculée dans sa Conception ; c’està-dire que son âme est créée dans une innocence parfaite. C’est le fondement de tout le reste en Marie. C’est le point de départ de toutes les merveilleuses opérations de la grâce en elle. Sa Conception immaculée expliquerait, à elle seule, le mystère de sa Maternité divine ; car un privilège aussi unique ne pouvait être accordé qu’en vue d’une aussi sublime dignité.

Si l’on veut grandir Marie, il faut l’honorer dans sa Conception sans tache. Avant de lui parler de ses autres gloires, il faut lui dire notre joie et notre admiration d’avoir été ainsi le terme de la puissance divine et l’objet de l’éternel amour.

Bénie soit Marie l’immaculée, plus pure que les Anges, l’honneur de l’humanité et la gloire de Jésus, son Bien-Aimé.

La Vierge.

La Virginité est en Marie une conséquence de sa Conception immaculée. Pure et sans tache dès le premier instant de son existence, elle devait posséder dans la suite tous les genres de pureté,! mener une vie angélique dans un corps mortel et être pour toujours à l’abri des moindres atteintes! de la concupiscence.

La Virginité en Marie était, en outre, une préparation nécessaire et une condition essentielle a sa Maternité divine. Seule une Vierge pouvai devenir la Mère de Dieu. Jésus s’était réserve Marie comme une fontaine scellée et un sanctuaire habité uniquement par la Divinité.

La Pureté de Marie, épanouie sur le lys de sa Virginité, nous fait déjà pressentir sa Maternité.

Bénie soit Marie, la Vierge pure et sans tache, reflétant dans sa Virginité l’éclatante sainteté de Celui qui ne l’a faite Vierge et Immaculée que pour la conduire à sa divine Maternité.

La Mère de Dieu.

Tout en Marie est ordonné à sa sublime prérogative de Mère de Dieu. Elle n’existe qu’en vue de Jésus qui doit s’incarner dans son sein. Toutes ses grâces, tous ses dons, tous ses privilèges ont comme raison d’être et comme lin ce mystère ineffable.

La Maternité divine est le couronnement des opérations de l’adorable Trinité dans l’âme de Marie. C’est le point culminant de sa vie où tout converge et d’où tout découle. Arrivée à ce sommet, Marie touche à la Divinité ; elle entre avec elle dans un commerce tellement intime d’amour et de sainteté, que la créature disparaît en quelque sorte en Marie, pour ne plus laisser voir en elle que le céleste et le divin. C’est Jésus qui rayonne en sa Mère et qui nous éblouit par les sublimes clartés dont II la pénètre et l’environne.

Nos louanges se terminant à la Maternité divine de Marie, après avoir chanté sa Conception immaculée et sa Virginité, trouvent un theme inépuisable qui devra faire l’objet de notre constant amour et de notre éternelle admiration.

Bénie soit Marie, la Mère de Dieu, qui, en nous donnant Jésus, a emprunté à son Fils sa Beauté et sa Sainteté, et a mérité d’être louée et aimée comme Lui.

La Reine du Clergé.

En devenant la Mère de Jésus, Marie prenait sa place d’honneur à la tête de l’humanité. Etroitement associée à l’œuvre divine de la Rédemption, elle aura un rôle admirable à remplir dans la sanctification et le salut des âmes. Jésus lui confiera tous les hommes, et c’est à elle qu’il aura recours pour leur distribuer ses mérites et ses grâces.

Mais parmi tous ses enfants Marie distingue les j Prêtres comme étant les plus élevés en dignité et les plus chers à Jésus. Leur Sacerdoce, qui les j identifie avec le Souverain Prêtre, retrace trop à ses yeux la majesté du caractère divin de son adorable Fils et la sublimité de sa mission ici-bas, pour qu’elle ne soit pas attirée vers eux et qu’elle n’éprouve pas à leur égard des sentiments de particulière dilection.

De plus, Marie, si grande et si élevée par sa Maternité divine, observe qu’à sa suite et sur tous les autels du monde les Prêtres redonnent sans cesse à Jésus son existence Eucharistique, comme elle Lui a donné une fois son existence mortelle. Elle se voit en quelque sorte revivre dans le Sacrifice des Prêtres et elle aime en eux cette Maternité mystique qui rappelle la sienne.

A cause de ces liens sacrés, Marie a été constituée leur Reine, et tous les Prêtres font partie de sa cour.

Bénie soit Marie, la Reine du Clergé, à qui nous devons Jésus le Souverain Prêtre» et en Lui tous ses Prêtres, ses ministres et ses amis.

Motre très douce Mère.

Marie est notre Mère de par une volonté formelle! de Jésus ; c’est pourquoi elle nous aime du même; amour dont elle aime son Fils, parce que c’est Lui qu’elle aime et chérit en nous. Aussi son amouij est doux et tendre, généreux et fort, constant el immortel, comme celui qui a conduit Jésus ai Sacrifice et L’a enseveli dans l’Hostie. C’est là k dernière louange de notre chant d’amour.

Bénie soit Marie, notre très douce et tendre Mère, dont nous sommes les trop heureux enfants.

Père Evgène Prévost |

Paris — Avec permission de l’Ordinaire Prop. rés. Made in France

Editions du Bon-Pasteur, 108 Bd Péreire, Pari! H® 4

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Bénie soit l’immaculée Vierge,

Mère de Dieu, (Oq

P Reine du Clergé et notre très douce Mère ! *

Explication doctrinale

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