‹ Louange mariale à l’Immaculée Mère de Dieu et Reine du ClergéChapitre 5 sur 6 · ESPRIT · texte numérisé non relu

ESPRIT

DE LA “ J.OUANGE JdARIALE ”

Etude des grandeurs de Marie.

Marie est le résumé et le chef-d’œuvre des merveilles de Dieu. Tout ce que la puissance créatrice peut accumuler dans une .créature humaine de beauté, de pureté, de perfection, de sainteté et d’amour, l’adorable et très sainte Trinité l’a déposé en Marie.

Marie est donc une mine inépuisable de science divine, de grandeurs et de vertus. Pour l’honorer comme il convient, il faut la bien connaître ; et pour la connaître, il faut l’étudier.

La première gloire que Marie attend de nous, c’est que nous ayons d’elle une science qui ne soit pas trop imparfaite. Nous ne pouvons prétendre lui offrir des louanges qui lui soient agréables, si nous

* Invocation en usage dans la Fraternité Sacerdotale

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ne considérons les choses admirables qne le Seigneur a faites en elle, et si nous ne l’en félicitons.

Notre amour même, pour plaire à notre Mère du Ciel, doit être un amour éclairé, qui nous fasse aimer en Marie tout ce qu’il y a d’aimable et nous fasse apprécier les dons sublimes dont elle a été favorisée.

Il y a en Marie le rayonnement des perfections et de la sainteté de Jésus. Marie est telle de la beauté de Jésus, pure de sa pureté, grande de ses grandeurs, brûlante de sa charité. Tous les Mystères de son divin Fils ont dans son âme une répercussion, ils y sont gravés, et Marie y est tellerhent associée qu’elle y lit l’histoire de sa propre vie.

Il y a là pour l’âme un champ vaste et sublime à explorer. Puissions-nous nous passionner pour étudier Marie comme nous étudions Jésus, pour méditer amoureusement sur les grandeurs de notre Mère comme nous contemplons avec délices les ineffables perfections de son divin Fils !

La « Louange Mariale » doit être une louange éclairée et toute de vérité : c’est la première condition pour en bien comprendre l’esprit.

Bénie soit Marie dans ses privilèges et ses grandeurs !

Respect dû à Marie.

Marie est trop élevée en dignité, trop belle en pureté et trop grande en vertu, pour que nous ne soyons pas remplis à son égard d’une admiration profonde et d’un respect souverain.

Cette admiration et ce respect sont commandés avant tout par la sublimité (les opérations divines en Marie, fl est juste que celle que la Divinité a choisie et privilégiée d’une façon si admirable, soit l’objet de notre plus saint respect.

11 est également indispensable que la pensée de cette Vierge bénie, devenue l’Epouse du Saint- Esprit et la Mère du Verbe Incarné, fasse naître dans notre àme des sentiments qui nous jettent dans l’étonnement et l’admiration.

Jamais créature ne fut plus honorée que Marie,

et n’approcha plus près de la Divinité. C’est presque à genoux qu’il nous faut l’admirer, la louer et la bénir.

Bénie soit Marie dans le respect souverain qui lui est dû!

Dévotion filiale envers Marie.

Marie est grande même aux yeux de Dieu, parce qu’il est lui-même le principe de sa grandeur. Elle est toute belle aux yeux de Jésus, parce au’Il se reflète en elle. Elle est, au ciel, l’objet de l’admiration des Anges et des Saints et, sur la terre, la Vierge Immaculée et la douce Mère que l’on honore d’un culte spécial et que l’on aime d’un amour tout filial.

Ces honneurs et cet amour qui sont dûs à Marie constituent à son égard toute une religion du cœur, que vient éclairer la foi et que ravivent sans cesse les ardeurs de piété filiale que Jésus Lui-même nous met dans le cœur pour Celle qui est sa Mère et la nôtre.

C’est un besoin d’aimer Marie comme d’aimer Jésus. Notre amour ne doit connaître aucune limite ni pour l’un ni pour l’autre. Nous aimerons d’autant plus Marie que nous aimerons davantage Jésus; et nous glorifierons le Fils dans la mesure où nous honorerons la Mère.

Bénie soit Marie dans l’amour ardent que je lui ai voué !

Zèle pour la gloire de Marie.

Marie mérite trop les hommages et l'amour de tous les hommes, pour que nous nous contentions de l’honorer et de l’aimer. Nous devons nous efforcer de la faire connaître et de la faire aimer, et chercher par tous les moyens en notre pouvoir à lui donner dans les cœurs la place à laquelle elle a droit. Ayons le zèle de la gloire de notre Mère ; faisons-la grandir dans les âmes, parlons de ses grandeurs, enflammons les cœurs de son amour ; attirons les pécheurs à ses pieds, jetons dans ses bras tous ceux qui pleurent et qui souffrent; faisons^pénétrer dans son cœur tous ceux qui aspirent

à vivre de pureté et d’amour ; révélons ses beautés à ceux qui doutent, sa puissance à ceux qui désespèrent, sa tendresse à ceux dont les cœurs sont meurtris et désabusés.

Etendons le royaume de notre Mère, en agrandissant le champ de ses miséricordes et de ses bontés.

Bénie soit Marie dans le culte universel qui lui est dû !

Participation à l’amour de Marie

pour les Prêtres.

De tous ses enfants Marie n’en a pas de plus chers que les Prêtres, qui continuent ici-bas la mission de son divin Fils. Pour glorifier Marie et lui plaire, honorons-la sous son beau titre de Reine du Clergé, prions-la pour les Prêtres et méritons par nos supplications et nos sacrifices que tous soient l’honneur de leur Sacerdoce par la sainteté de leur vie et leur zèle à travailler au salut et à la sanctification des âmes.

Bénie soit Marie dans la sainteté et le zèle des Prêtres !

Imitation des vertus de Marie.

Marie est heureuse de recevoir nos hommages, | d’entendre nos louanges et nos protestations d’amour, mais elle l’est bien davantage de nous | voir imiter ses vertus. Sa joie la plus grande est que tous ses enfants lui ressemblent, pour les olîrir tous à Jésus et les vouera son éternel amour. Imitons Marie, en ne vivant que pour Jésus.

Bénie soit Marie dans les âmes fidèles

qui marchent, à sa suite, à la conquête de la sainteté! ||

Père Eugène Prévost I

Paris — Avec permission de l’ Ordinaire I!

Prop. rés. Made in France,

Editions du Bon-Pasteur, 108 Bd Péreire, Paris', *N° 10

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Bénie soit l'immaculée Vierge,

Mère de Dieu,

Reine du Clergé et notre très douce Mère I *

lie rôle de l’amour

DANS LA “ J OU AN GE jVl AR1ALE ”

L’amour de Jésus

dans les Grandeurs de sa Mère.

L’amour seul de Jésus pour sa Mère explique pleinement les dons dont il l’a comblée et les grandeurs auxquelles 11 l’a élevée. Il y a sans doute des raisons de convenance et d’opportunité dans les grâces dont 11 la favorise; mais le principal mobile qui Le fait agir est l’amour immense qu’il a pour elle.

Marie est pour Jésus comme une partie de Lui-même. C’est pourLui qu’elle existe, c’est par elle qu’il recevra la vie. Il ne s’unira à aucune créature aussi intimement qu’à Marie. Bien plus, tout ce qu’il possédera corporellement, 11 le devra a sa Mère. Pendant des mois Marie sera son lemple vivant, et le même sang qui coule

dans les veines de la Mère fera battre le cœur du Fils.

Jésus s’aime Lui-même divinement en Marie, et Il cherche à élever sa Mère jusqu’au sommet le plus sublime de la perfection et de la grandeur. Marie est vraiment la fleur de l’amour infini de Jésus et le chef-d’œuvre de l’éternelle charité.

La conduite de Jésus à l’égard de sa Mère me trace ma règle de vie. Pour louer et glorifier Marie, je dois avant tout l’aimer, mais l’aimer sans mesure et sans fin.

?Mmer Marie comme Jésus, c’est toute mon ambition.

5\imer Marie en Jésus, c’est ma joie suprême.

3\imer Jésus en Marie, c’est tout mon bonheur et celui de ma Mère.

L’amour de Marie dans sa pureté.

Marie aimait par dessus tout son innocence et sa pureté. Elle savait que ces dons lui avaient été octroyés par un pur effet de l’amour divin ; l’image de son Créateur se reflétait dans la limpidité de son âme. Ce qu’elle aimait en elle, c’était la pureté même de Dieu, dont elle était la dépositaire et la gardienne.

Aussi, avec quel soin jaloux et quelle sainte délicatesse conservait- elle ce précieux et inappréciable trésor ! Son amour la rendait vigilante pour écarter tout ce qui aurait pu, même légèrement, jeter une ombre sur sa pureté immaculée.

Oh ! qu’elle est belle cette Vierge d’amour, dont la pureté est ardente comme son amour et dont l’amour est brillant comme sa pureté !

Elle est pure parce qu’elle trouve et qu’elle aime ] Jésus dans sa pureté. Elle aime parce qu’elle met sa pureté en sécurité dans son amour.

Pour aimer Marie, je dois être pur.

Pour rester pur, je dois aimer Jésus et Marie.

L’amour de Marie dans sa sainteté.

Marie avait à sauvegarder en elle l’honneur et la gloire de Dieu. Elle en avait reçu une surabon-

dance de dons et de grâces. Elle ne pouvait remplir sa sublime mission auprès de Jésus, qu’à condition de posséder une perfection suréminente ; toutes les vertus du Fils devaient trouver un écho fidèle dans lame de la Mère. De plus, après Jésus Marie était destinée à être pour les hommes un modèle parfait de sainteté. Pour Dieu, de qui elle avait tout reçu, pour Jésus qui trouvait son bonheur dans la sainteté de sa Mère, pour les âmes qu elle aimait du même amour que Jésus, Marie travaillait activement à croître sans cesse en perfections.

Elle y mettait tout l’amour de son cœur. Toutes les vertus, elle les pratiquait par amour. L’amour était le mobile et la fin de tous ses sacrifices ; et c’est parce que son amour n'avait point de bornes, qu’elle n’en mit jamais à sa sainteté.

Ce que Jésus est par essence, la charité, Marie semblait l’être devenue à son contact et par sa grâce. L’amour l’éleva jusqu’au plus haut sommet de sainteté qu’une créature puisse atteindre.

Je ne deviendrai saint que par l’amour.

Je marcherai sur les traces de Marie.

Je m’inspirerai de son esprit.

Je vivrai de son amour pour Jésus.

L’amour de Marie dans sa Maternité divine.

Si Marie n’a vécu aue par amour dans la garde de sa pureté et dans le travail de sa sainteté, que dire des ardeurs divines dont elle entoura le privilège unique de sa Maternité.

La raison d’être de son existence trouvait là son terme et sa fin. Elle avait été créée pour devenir la Mère de Dieu. L’objectif de son amour était également sa divine Maternité. Elle y mettait toute la sublime charité qu’elle apportait à l’accomplissement des desseins éternels de Dieu sur elle.

Ce que Marie considérait surtout dans sa Maternité divine, c’était Jésus le fruit béni de son sein, le Verbe de Dieu fait Homme, la divine Victime et i le Prêtre Eternel qui devait l’offrir en Sacrifice.

Jésus était toute la passion de sa vie. Aussi quelle j divine charité apporte-t-elle dans tout ce qui a trait à son privilège et à sa mission de Mère ae Dieu ! Jamais mère n’a plus aimé, et jamais amour n’a plus embrasé le cœur d’une mère.

Oh î que j’aime Marie, la Vierge-Mère, que l’amour embrase pour Jésus des mêmes feux dont Jésus se consume pour sa Mère.

Mon amour pour Jésus et Marie.

Puisque tout est amour en Jésus et en Marie, que c’est l’amour qui rend Jésus si prodigue envers Marie, et Marie si délicate et si généreuse pour Jésus, moi leur enfant et leur protégé, je ne veux point suivre d’autre voie que celle de l’amour, m’inspirer d’un autre esprit que de celui de l’amour, avoir d’autre ambition que celle d’aimer, d’aimer encore et d’aimer toujours.

Gomme Marie ma Mère, j’aimerai pour rester pur et pour devenir saint. Comme Jésus mon Frère, je ne connaîtrai qu’une passion, celle de l'amour qui me conduira k toutes les vertus et me vouera à tous les sacrifices et à toutes les immolations.

Si j’aime, je serai fidèle.

SI je vis d’amour, je vivrai comme Jésus et 'Marie.

Si je vis pour Marie, j’aimerai Jésus.

8i je vis de Jésus, je me consumerai d’amour.

Père Eugène Prévost

Paris — Avec permission de l’Ordinaire Prop. rés. Made in France

Éditions du Bon-Pasteur, 108 Bd Péreire, Paris

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Bénie soit l’immaculée Vierge, JVlène de Dieu,

Reine du Clergé et notre très douce Mère I *

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