‹ Louis 16. et sa courChapitre 21 sur 193 · I- OUÏS XVI HT SA COU · texte numérisé non relu

I- OUÏS XVI HT SA COU

qu’il aimait les gens de lettres, sans ruiner toute foi, comme eux, il accueillait les espérances de la philosophie, la religion du bonheur et du perfectionnement des hommes.

Malesherbcs avait été pendant vingt-cinq ans premier président de la cour des Aides; il avait fort résisté dans la lutte du parlement contre Maupeou, et il avait partagé le sort de ses collègues. Il vivait exilé dans sa terre depuis quatre ans, livré à l’clude, à des pensées de bien public, et adonné, comme Turgot , au goût général des sciences. Au moment ou la cour des Aides fut rétablie avec le parlement, Malesherbcs sacrifia aux instances de Turgot et de l’opinion publique; ses projets décidés de retraite, et il reprit son poste de premier président. Il s’y livra • sans interruption à un long et laborieux travail sur la réforme des abus en matière d’impôt. La cour qu’il présidait exposa courageusement, dans ses remontrances (mai 177$), tous les vices du régime fiscal. C’était un travail conçu selon les vues deTurgot, et sur lequel les deux amis s’étaient concertés. Nulle réforme n’était plus urgente que celle-là, qui touchait au mal le plusavéré, le plus palpable, le mal dont le peuple souffrait à toute heure et partout. Cette question semblait passer, dans le cœur du roi, avant toutes les autres, cl cependant le travail de Malesherbcs fut accueilli de mauvaise grâce. Le roi l’avait encouragé, mais Maurepas l’ecarta en l’ajournant, et ht dire, par le

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