LIS XVI HT SA COL
hors do tout intérêt d’alliance : combat de plusieurs, mais qui, au fond, était un duel.
Malheureusement, la faute qui s’était faite alors que nous avions un centre de guerre donne par les circonstances, un point solide sur lequel nous pouvions porter nos efforts, cette faute se fit bien davantageau moment où ce centre d’opérations nous manqua : c’est l’éternel reproche à répéter. On s’en tint à ce système d’expéditions sans concert , sans unité , à ce hasard de rencontres, à ce vagabondage armé sur les mers; on cherchait mesquinement à blesser l’Angleterre aux extrémités, à lui enlever de temps à autre une possession , une lieue de cote, un fort, une colonie isolée, ou à heurter des vaisseaux contre les siens, au lieu de l’attaquer fortement au cœur, dans une des sources de sa vie , dans l’Inde, par exemple, où Suffren était digne de porter un grand coup. Cette idée si nette ne vint pas au cabinet de Versailles. Après la prise de Saint-Christophe, il prescrivit au comte de Grasse de se diriger vers l’escadre espagnole, qui était h Saint-Domingue, et qui amenait 16,000 soldats pour l’attaque de la Jamaïque. A Sainte- Lucie, de Grasse rencontra Rodncy, qui voulut empêcher sa jonction, lui barra le passage et engagea le combat (9 avril 1782). De Grasse reçut ce choc terrible coin me un homme qui avait a racheter sa faute devant Saint- Christophe, et dont la considération devait être refaite /ivccson épée d’amiral. Plusieurs de ses vaisseaux firent