‹ Louis 16. et sa courChapitre 91 sur 193 · C H A I 1 1 T H K III · texte numérisé non relu

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chiduc Maximilien à l’électorat de Cologne , Joseph laissait percer la pensée qu’on essayait de dissimuler encore; mais cette pensée se fît jour lors de la paix de Teschcn ; la patience échappa alors au gouvernement français , quand on vit Joseph jeter sur la succession de Bavière le dévolu de sa remuante ambition.

C’était une idée traditionnelle pour lé cabinet autrichien que de diviser les fiefs de l’empire pour mieux les envahir. Quand Joseph voulut, à propos de l’électorat de Bavière, réaliser cette idée à main armée, l’impératrice Marie-Thérèse se prêta peu aux projets de son fils; mais ni elle ni Kaunitz ne se mirent en travers. Une armée considérable entra en Bavière; on avait, par le traitéde Munich (i) , arraché à l’électeur la donation de son État. Son héritier, le prince de Deux-Ponts, qui n’avait pas cinq cents hommes, ne pouvait même faire acte de résistance , quand Frédéric, vieux d’âge et de fatigue, mais jeune d’un immortel génie, se porta protecteur du faible , et se fit le chevalier non-seulement de la cause germanique, mais de la cause européenne. En effet, c’était l’Europe entière qui se trouvait attaquée par la démonstration de Joseph II. La Russie devait s’en effrayer; car elle était alors occupée du côté des Turcs , et l’Autriche était la seule puissance qu’elle eûtà redouter. D’autre part, toute l’Allemagne, qui avait regardé froide-

(I) Soulavie , Mém. du règne de Louis A/l , t. IV, page 317.

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