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ment couper la Pologne par morceaux , sentit bien cjue c’était sur sa poitrine que P Autriche posait sa main. 1*1 Sardaigne, déjà pressée d’un côté, se voyait menacée de l’autre, et fit appel à tout le monde pour échapper à l’étreinte autrichienne. Enfin la France trouvait sa conduite indiquée par un mot du grand Frédéric : « { [)ue la Bavibve était pour /’ Autriche la galerie de V Alsace et de la Lorraine . » L’opposition très-ferme et trèsimposante du roi de Prusse aux pians d’invasion de Joseph Il , était donc un acte de la plus haute et de la plus pure politique. Jamais les troupes de celui qui avait écrit X Anli-Machiavel , et qui ne le pratiquait pas toujours, ne marchèrent pour une cause meilleure et plus juste.
Mais ces troupes ne combattirent point; la France qui avait compris le mot de Frédéric, lui épargna la peine de vaincre. Le cabinet de Versailles eut pour la première fois le courage de ses antipathies autrichiennes, de ses ressentiments fondés, et appuya non par des troupes, mais par sa diplomatie, la démonstration militaire du roi de Prusse. Il proposa sa médiation, qui fut acceptée ainsi que celle du cabinet de Saint-Pétersbourg. Dans le cours des négociations, on tenta de séduire le vieux Frédéric par des dédommagements de province; mais Tliugut, qui lui fit secrètement ces propositions n’était pas propre a juger le genre d’ambition d’un pareil homme, et Frédéric resta fidèle à la cause européenne et à lui -même. Joseph néanmoins faisait toujours mar-