PHILIPPE, NOURADIN, MARGUERITE, JOINVILLE
JOINVILLE
Reine , tout est perdu !
MARGUERITE
Qu’entends-je!
NOURADIN.
Expliquez-vous.
JOIN VILL E
N’écoutant que sa rage,
Le Soudan aux chrétiens fait un dernier outrage. PHILIPPE.
O ciel !
JOINVILLE
Montmorency, Sargines, Godefroy,
Et mille chevaliers, captifs comme le roi,
QuLtous jusqu'à ce jour n'ont eu d’autres entraves Que les serments sacrés dont nous sommes esclaves. Chargés d’indignes fers, dans le fond des cachots Attendent qu'AImodan les livre à ses bourreaux. NOURADIN.
Il se pourrait!
JOINVILLE
Dans peu nous les suivrons, sans doute.
On respecte Louis, Almodan le redoute;
Il pense qu’abusant de notre liberté ,
Du soldat qui murmure et du peuple irrité La fureur, en secret, est par nous enhardie;