ACTE II, SCÈNE VII
Et, perfide lui-même, il craint la perfidie.
Bientôt de ce palais on va nous arracher.
NOVRADIN.
Non, non: il va me voir, et je cours le chercher.
Je fai-cru magnanime ; il me trompait moi-même.
Noh content d’abuser de son pouvoir suprême,
De retenir captifs des guerriers généreux,
Quand déjà tous nos ports devaient s’ouvrir pour eux , Il les charge de fers , et sa haine parjure A deux ans de malheurs joint encor cette injure !
Plus de ménagements; je dois vous secourir.
Almodan m’entendra. C’est trop long-temps souffrir Qu’à ses lâches fureurs les chrétiens soient en butte : Un traité fut souscrit, il faut qu’il s’exécute.
M An GUE RITE.
Vous êtes notre appui , vous êtes notre espoir.
KOTJRAD1N.
Soldat et chevalier, je connais mon devoir;
L’attente des chrétiens ne sera point trompée.
J'ai , devant Lusignan , juré sur cette épée Que du faible opprimé mon bras serait l’appui , Qu’aux dépens de mes jours je m’armerais pour lui. Ne craignez rien. Sur moi que Louis se repose :
Je suis lier de mon titre et des lois qu’il m’impose.
Vos destins vont changer. Je cours en ce moment Justifier ce titre, et remplir mon serment.