‹ Louis 9. tragedie en cinq actesChapitre 27 sur 57 · ACTE II, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VII

Et, perfide lui-même, il craint la perfidie.

Bientôt de ce palais on va nous arracher.

NOVRADIN.

Non, non: il va me voir, et je cours le chercher.

Je fai-cru magnanime ; il me trompait moi-même.

Noh content d’abuser de son pouvoir suprême,

De retenir captifs des guerriers généreux,

Quand déjà tous nos ports devaient s’ouvrir pour eux , Il les charge de fers , et sa haine parjure A deux ans de malheurs joint encor cette injure !

Plus de ménagements; je dois vous secourir.

Almodan m’entendra. C’est trop long-temps souffrir Qu’à ses lâches fureurs les chrétiens soient en butte : Un traité fut souscrit, il faut qu’il s’exécute.

M An GUE RITE.

Vous êtes notre appui , vous êtes notre espoir.

KOTJRAD1N.

Soldat et chevalier, je connais mon devoir;

L’attente des chrétiens ne sera point trompée.

J'ai , devant Lusignan , juré sur cette épée Que du faible opprimé mon bras serait l’appui , Qu’aux dépens de mes jours je m’armerais pour lui. Ne craignez rien. Sur moi que Louis se repose :

Je suis lier de mon titre et des lois qu’il m’impose.

Vos destins vont changer. Je cours en ce moment Justifier ce titre, et remplir mon serment.

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