ACTE III, SCENÈ V
Mais si , de Nouradin secondant la vaillance ,
Je pouvais O mon cœur, reçois cette espérance.
Vous allez tous périr sur des bords étrangers ,
On arme vos bourreaux... J’adopte vos dangers ;
Je veillerai sur vous : dissipez vos alarmes.
Ne me repoussez pas , ô mes compagnons d’armes ; Pardonnez à Raymond : dans son cœur abattu L’excès de ses remords rappelle la vertu.
Oui , je vais de mon roi reconquérir l’estime ;
En embrassant son fils il oubliera mon crime.
Apaise ton courroux , ô Dieu qui me poursuis :
Je puis sortir encor de l’opprobre où je suis.