SCÈNE IV
RAYMOND, ALMODAN.
ALMODAN.
Il m’ose menacer ! il verra si mon cœur Renonce à la vengeance et connaît la terreur.
Pour ce roi qu’il protège et que mon peuple honore Un reste de respect me retenait encore;
En plongeant dans les fers ces perfides chrétiens , Satisfait d’arrêter leurs projets et les siens , J’hésitais ; et ma haine eût consenti peut-être A laisser librement languir ici leur maître.
Nouradin de ce lieu le pourrait arracher :
Dans le fond des cachots qu’il vienne le chercher; Des fers me répondront de ce roi que j’abhorre. RAYMOND.
Un serment de Louis t’en répond mieux encore.
ALMODAN.
11 pourrait le trahir. De son fier protecteur Je veux par-là du moins abaisser la hauteur.
Il se plaît à braver ma puissance absolue ;
Il défend les chrétiens.... leur perte est résolue. "Visir , veille sur eux.