MUSULMANS, PEUPLE
MARGUERITE
Cher époux ! l’Étemel vous rend à ma tendresse !
LOUIS
Rénissons-le; ce Dieu, dont j’implorais l’appui. N’abandonne jamais qui se repose en lui.
Mais vous , peuple , soldats , quel sujet vous amène? Qu’exigez vous?
NOURADIN.
Louis , ils ont brisé ta chaîne
Le parjure Soudan par nous est abattu ,
Le musulman, frappé de ta haute vertu, S'incline devant toi, te révère, t’honore;
Tu le dois estimer; pour lui fais plus encore :
Ce peuple, ces guerriers, te parlent par ma voix, Brave Louis, consens à leur donner des lois.
Dans tes vaillantes mains plaçant sa destinée, Devant un roi captif l’Égypte est prosternée.
Musulmans, loin de moi ces coupables honneurs ; Respectez votre roi, sur-tout dans ses malheurs. Chacun de vous, dit-on, me jure obéissance?
Allez de votre maitre implorer la clémence.
(à Nouradin .)
Généreux Nouradin, magnanime vainqueur,
Vos bienfaits resteront gravés dans notre cœur. Pardonnez si Louis repousse votre zélé Et l’hommage égaré de ce peuple rebelle.
Tu commandes ; ce peuple obéit à ta loi ; Par tes vertus, sur lui tu régnes malgré toi.
Nous, marchons au Soudan , que son peuple abandonne : C’est peu de nos rançons, rendons-lui sa couronne.
Pour Raymond expiré, qu’en ce jour solennel Nos vœux reconnaissants montent vers l’Éternel. Compagnons, votre Dieu comble votre espérance:
Nous saluerons bientôt les rives de la France.
LOUIS
NOURADIN
LOUIS