ACTE V, SCÈNE III
Le coupable Raymond, à son dernier instant,
Craint la mort qui le presse et le Dieu qui l’attend.
Il croit voir de ce Dieu s’allumer la colère,
Et ses regards mourants interrogent mon père.
Mon père rend la paix à son cœur alarmé :
Du Tout-Puissant, dit-il, le courroux est calmé. Vous revenez à lui , comptez sur sa clémence :
De ses élus pour vous l’éternité commence.
Il meurt, et devant Dieu, qu’implore son effroi,
Il paraîtra couvert du pardon de son roi.
Il a sauvé vos jours ! Mon Dieu , sois-lui propice ,
Et que son dévouement apaise ta justice !
Mais , ô mon fils ! volons auprès de mon époux. PHILIPPE.
Vous allez le revoir; il s’avance vers nous ,
Je l’entends. Quelle foule autour de lui se presse !