‹ Louis AgassizChapitre 105 sur 387 · LETTRE DE A. DE LA RIVE · texte numérisé non relu

LETTRE DE A. DE LA RIVE

car il nie tarde de le faire connaître à nos lecteurs. J’espère aussi que vous n’oublierez pas ce que vous m’avez promis pour la Bibliothèque universelle ; j’y tiens excessi- \ ement, d autant plus que votre coopération viendra compléter celle de plusieurs hommes distingués, dont je viens de m’assurer.

Si je viens vous ennuyer d’une seconde lettre, ce n’est Pas seulement pour vous rappeler vos promesses, relativement à la Bibliothèque universelle, mais pour un autre objet encore plus important et sutout plus urgent. Voici le fait. Nos cours académiques viennent de s’ouvrir sous des auspices très favorables. Le nombre des élèves a beaucoup augmenté: nous en avons, en particulier, un grand nombre d’Allemagne et d’Angleterre. Cette circonstance nous a fait d’autant plus sentir la convenance de nous compléter, et de le faire convenablement et promptement. Je ne veux pas faire le fin avec vous; je vous dirai franchement que vous nous paraissez l’homme nécessaire, l’homme indispensable. Après avoir causé avec quelques personnes influentes d’ici, je me fais fort, si vous me dites : « J irai », de vous obtenir les conditions suivantes : 1" Trois mille francs de traitement fixe, indépendamment des rétributions des étudiants, que, vu la nature de votre enseignement, votre réputation, la nouveauté de votre cours, j’évalue trop bas en les cotant à mille francs, j’en suis convaincu; 2° La chaire vacante est une chaire de géologie et de minéralogie, mais pour peu que cela vous convînt, De la Planche continuerait à enseigner la minéralogie et vous la remplaceriez par la paléontologie, ou par tout autre enseignement qui vous convien-

Ajoutez à cette ressource celle d’un cours pour

les dames et les gens du monde, que vous pourriez donner pendant l’hiver comme à Neuchâtel. L’usage est ici de faire payer cinquante francs par personne pour ces cours de vingt-cinq à trente séances. Vous pouvez bien com-

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