CHAPITRE IX
* Louis Agassiz ci Sir Philip Egerton.
Neuchâtel, le 10 août 1838.
.... Ces derniers temps ont été, en effet, une époque d’épreuves pour moi, ayant été forcé de renoncer presque entièrement à ma correspondance, pour suffire aux exigences toujours croissantes de mon travail. Or, vous savez combien il est difficile de trouver un moment de repos pour écrire à tête libre, quand on est poursuivi par des épreuves d’impression, de lithographie et par 1 obligation de préparer continuellement de l’occupation à de nombreux employés. Joignez à cela un travail de rédaction exigeant beaucoup de recherches et certainement vous trouverez excusable le délai que j’ai mis à vous écrire.
Je crois vous avoir déjà dit que, pour avoir tout sous mes yeux, j’ai fondé à Neuchâtel une lithographie, dans l’espoir d’éviter à l’avenir les lenteurs que mes impressions subissaient à Munich J’espère que mes nouvelles
publications seront assez bien accueillies pour me permettre de soutenir un établissement unique dans son genre et que j’ai fondé dans l’intérêt de la science, au péi il de mon repos et de ma santé. Si je vous donne tous ces détails, c’est pour vous prouver que mon silence à votre égard n’était pas une pure négligence, mais qu’il y va de mon existence à faire réussir ce que j’ai osé entreprendre seul
J’adresserai cette semaine au secrétaire de l’Association britannique pour l’avancement des sciences tout ce que j’ai pu terminer jusqu’ici, ne pouvant l’apporter moimême comme je l’aurais désiré. Vous m’obligeriez infiniment si vous vouliez jeter un coup d’œil sur ces ouvrages qui, je l’espère, vous intéresseront à différents titres. Il