MOULES DE COQUILLES
pour étudier cette classe d’animaux est trop originale et trop caractéristique pour être passée sous silence. La science de la conchyliologie àvait été basée jusqu’alors presque entièrement sur l’étude de la coquille vide, ce qui paraissait superficiel à Agassiz. Désirant connaître les relations entre l’animal et son enveloppe extérieure, il pensa que le moule intérieur de la coquille donnerait au moins la forme de son habitant. Pour la partie pratique de ses recherches, il prit à son service un excellent mouleur, M. Stahl, qui continua à être un des employés de la lithographie, jusqu’au moment où il fut attaché d’une manière permanente au Jardin des plantes à Paris. Avec son concours et celui de son collègue et ami, M. Henri Ladame, professeur de physique et de chimie à Neuchâtel, qui prépara les alliages fusibles de métaux servant au premier moule, Agassiz obtint des empreintes intérieures ayant exactement la forme des animaux dont il ne possédait que les coquilles b Cette méthode fut dès lors adoptée partout et on arriva ainsi à un nouveau moyen de reconnaître les relations entre les Mollusques fossiles et les vivants. Ces moules lui rendirent de grands services pour ses « Études critiques sur les Mollusques fossiles », vol. in-quarto illustré d’une centaine de planches.
La lettre suivante, adressée à Sir Philip Egerton, donne une idée des entreprises d’Agassiz à cette époque et des difficultés que leur nombre et leur variété lui occasionnaient.
1 Le moule de métal pouvait être reproduit en plâtre à un nombre indéfini d’exemplaires.