AGASSIZ. EXPÉDITION SUR LE « BIBB
eu connaître par les exemplaires de musées. Installé à bord du Bibb , il adressait les lignes suivantes a l’un de ses amis : « J’apprends plus ici en un jour « que je 11e le ferais pendant des mois à 1 aide de « livres et de spécimens desséchés. Le capitaine Davis « est la bonté même. Tout ce que je puis désirer est « à ma disposition, pourvu que ce soit dans les ce limites du possible. »
Le Dr Bâche, directeur du Coast Survey , comprit immédiatement que les recherches du naturaliste pouvaient s’allier avec avantage aux travaux du îelevé des côtes et lui accorda constamment son appui, lui assurant en même temps un accueil hospitalier sur tous les bâtiments relevant de son administration. Ce fut comme hôte à bord de ces navires qu’Agassiz explora les récifs de la Floride et les bancs de Bahama, ainsi que les côtes de la Nouvelle-Angleterre 5 ses piemiers essais de dragage, avec le comte de Pourtalès, se tirent sur le Bibb et son dernier long voyage autour du continent américain, de Boston à San-Francisco, s’accomplit à bord d un autre bâtiment du Coast Survey, le Hassler , destiné à la station du Pacifique. De pareilles ressources, mises si libéralement à sa disposition, étaient certes un puissant motif pour l’engager à rester aux États-Unis, car, nulle part, peut-être, un naturaliste n’en eût trouvé de semblables.
Il se passait alors en Europe des événements qui rendaient tout à fait précaire la position qu’Agassiz et plusieurs de ses amis y avaient occupée jusque-là. En février 1848, la proclamation de la république en France éclata comme un coup de foudre dans un ciel serein. Cette nouvelle eut des conséquences par-