AGASSIZ. SON SECOND MARIAGE
premier rang. Je m’attends à d’étranges révélations sur cette terre inconnue, dévoilée enfin à des yeux si perspicaces.
Je suis, cher Monsieur, avec respect et admiration, votre bien dévoué,
Hugh Miller.
Au printemps de 1850, Agassiz épousa Elisabeth Cabot Carv, tille de Thomas Graves Cary, de Boston. Ce mariage l’affermit dans sa résolution de rester, au moins pour le moment, aux Etats-Unis. Il 1 unit par les liens les plus étroits à un nombreux cercle de famille dont il fut dès lors un membre chéri et honoré; il devint ainsi le beau-frère d’un de ses amis les plus intimes à Cambridge, le professeur C.-C. Felton. Se trouvant alors dans des conditions favorables pour l’éducation et les soins à donner à ses enfants, il les fit venir auprès de lui; son fils, âgé de quinze ans, l’avait déjà rejoint l’été précédent et ses deux tilles, «le quelques années plus jeunes que leur frère, arrivèrent en automne. Les joies de la famille lui furent ainsi rendues.
Ses compagnons habituels s’étaient déjà séparés, les uns pour retourner en Europe et les autres pour s’établir définitivement en Amérique. Parmi ces derniers, le professeur Guyot et M. de Pourtalès restèrent toujours intimement liés à Agassiz, à la fois comme amis et comme collègues par leurs travaux. Le papa Christinat était aussi parti. Ce bon vieillard, prévoyant (pi on s’opposerait à son départ et désirant épargner à son ami, aussi bien qu’à lui-même, le chagrin d une séparation, s’esquiva sans prévenir personne et se rendit à la Nouvelle-Orléans, où il avait obtenu une place