‹ Louis AgassizChapitre 263 sur 387 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

collections. A Londres il passa également quelques heures au Musée britannique, visita Owen à Richmond

cl eut 1 occasion de renouer connaissance avec ses anciens amis et collègues, réunis chez Sir Roderick Murchison pour lui souhaiter la bienvenue. Il s’accorda aussi à Paris une semaine, rendue des plus agréable par la cordialité et l’hospitalité des professent s du Jardin des plantes et par l’accueil qu’il reçut à l’Académie des sciences. Les moments les Plus heureux peut-être de ce court séjour, furent ceux qu il passa auprès de son vieil ami Valenciennes, avee lequel il avait jadis travaillé à Paris, lorsque la présence de Cuvier et de Humboldt y donnait un

puissant élan aux travaux scientifiques.

De Paris, il se rendit rapidement en Suisse auprès de sa mère, lui consacrant, ainsi qu’à sa famille, tout le temps dont il pouvait disposer, avant que ses devons le rappelassent à Cambridge. Ce furent d’heureuses semaines qui s’écoulèrent en grande partie dans une retraite absolue à Montagny, au pied du Jura, où Mmc Agassiz vivait avec sa tille aînée. Les

journées se passaient ordinairement au jardin, dans un bosquet entouré de lierre et ombragé par de beaux arbres. Il se plaisait alors à raconter à sa mère tout ce qu il n avait pu lui écrire sur sa vie et sur son home des États-Unis, puis sur le musée qu’il allait bientôt retrouver et qui lui fournirait les moyens d’accomplir tout ce qu’il avait rêvé pour l’étude de la

nature. Ce paisible séjour à Montagny 11e fut inter-

rompu que par une visite de quelques jours à sa sœur à Lausanne, par une course à Neuchâtel et une aux Ormonts, où se trouvait alors son frère, devenu inva-

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