‹ Louis AgassizChapitre 269 sur 387 · AGASSIZ. MÉDAILLE DE COPLEY · texte numérisé non relu

AGASSIZ. MÉDAILLE DE COPLEY

tiemment; mais je n’ai pas mis en doute que depuis longtemps le secrétaire des affaires étrangères ne vous eût amloncé officiellement qu’au dernier anniversaire de la Société royale, on vous avait conféré le plus grand honneur que notre corporation puisse accorder à un savant, étranger ou compatriote. En me rendant aujourd’hui à la Société royale, j’ai appris que le président et les secrétaires étaient très étonnés que vous n’eussiez jamais répondu à la lettre officielle qui vous avait été adressée le 1er ou le 2 décembre par le professeur Müller de Cambridge1, secrétaire pour l’étranger. Il vous a écrit pour vous informer de cette décision et vous dire que la médaille Copley avait été déposée chez lui, en attendant que vous ayez indiqué vous-même ce qu’il fallait en faire. Je lui ai maintenant recommandé de vous l’adresser officiellement par l’entremise du ministre des États-Unis, M. Adams. Dans ces temps d’irritation réciproque, il faut avoir recours à tout ce qui peut adoucir et calmer les sentiments de colère, et j’espère qu’on reconnaîtra publiquement que si nos journaux échangent toute espèce d’injures, les hommes de science en Angleterre n’ont pensé qu’à honorer un cher et éminent savant d’Amérique.

Je vous remercie de votre exposé clair et énergique sur le Nord et le Sud; j’en ferai part à nos amis communs. Egerton, qui est maintenant ici, a été enchanté d’avoir de vos nouvelles, de même que Huxley, Lyell et beaucoup d’autres

Dans un mémoire qui vient d’être lu à la Société géologique, le professeur Ramsay a attribué à l’action de la glace beaucoup plus que vous ne l’avez jamais fait. Il s’imagine que tous les lacs de la Suisse, au Nord et au Sud (ceux de Genève, de Neuchâtel, de Côme, etc.), ont été creusés par le frottement des glaciers

1 Cambridge en Angleterre.

Page 1