‹ Louis AgassizChapitre 3 sur 387 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

d’où l’on u uii6 viiG étendue sur toute lu cliuîne des Alpes. De cette cure dépendait un verger bien garni d’arbres fruitiers et une vigne assez grande pour augmenter un peu, dans les bonnes années, le modeste revenu du pasteur. Dans le jardin potager coulait une source, dont l’eau toujours fraîche et pure remplissait un grand bassin de pierre, qui fut le premier aquarium d’Agassiz h

Il ne paraît pas qu’Agassiz ait eu des dispositions précoces pour l’étude, et ses parents, qui, pendant les dix premières années de sa vie lurent ses seuls maîtres, étaient trop sensés pour exiger de lui un travail au-dessus de son âge. Sa mère qui avait déjà perdu quatre enfants, le soignait avec une sollicitude toute particulière, et c’est peut-être pour cela qu elle s’attacha si profondément à lui ; elle devinait que son amour de la nature et de tous les êtres vivants était un penchant de son intelligence, plutôt que la disposition si commune chez les enfants à s’amuser des animaux qui les entourent ou à chercher à s en taire des amis. Comme elle avait compris les jeux de l’enfant, elle comprit plus tard la portée des travaux

scientifiques du jeune homme. Elle mourut six ans seulement avant lui, restant jusqu’à sa dernière heure sa meilleure amie. Peu de temps avant sa mort, elle écrivait ces lignes : « J’ai joui vivement des succès de « Louis, j’ai partagé ses peines, je me suis associée « de cœur à son avenir, j’ai suivi pas à pas sa car-

1 Après la mort d’Agassiz, les habitants de Motier payèrent un touchant tribut à sa mémoire et placèrent sur la porte de la cure une plaque en marbre avec l’inscription suivante: a J. -Louis Agassiz, célèbre naturaliste, est né dans cette maison le 28 mai 1807. »

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