‹ Louis AgassizChapitre 303 sur 387 · CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI

et Fresenius. Je 11e reçois que rarement des nouvelles de notre excellent ami Alexandre Braun. Il ne résiste pas aussi bien que vous, cher ami, aux approches de la vieillesse, car vous êtes toujours le même naturaliste actif, vigoureux et bien conservé, à en juger par votre photographie dont je vous remercie. Ma femme se rappelle toujours avec plaisir les visites que vous nous faisiez, alors que vous étiez ce jeune homme plein de vie et de grâce. Que de temps s’est passé dès lors !

11 s’est fait beaucoup de changements autour de moi. Parmi mes anciens amis, il ne reste plus que Kobell et Vogel. Quant à Zuccarini, Wagner, Oken, Schelling, Sieber, Fuchs, Walther, ils sont tous partis pour leur dernière demeure. Il est d’autant plus agréable pour moi de savoir que de l’autre côté de l’océan, vous pensez quelquefois à votre vieil ami pour lequel une de vos lettres sera toujours la bienvenue. Présentez mes compliments a votre famille, quoi qu’elle ne me connaisse pas. Puisse l’année présente vous apporter la santé, le contentement et la pleine jouissance de votre grand et glorieux succès.

Avec estime et amitié, je reste toujours votre dévoué

Martius.

Agassiz revint à Cambridge vers la fin d’aoùt de 1860 et, après les premiers jours consacrés à sa famille et à ses amis, il reprit son travail à l’Université et au Musée. Il venait de terminer ses conférences à l’Institut Lowell lorsqu’il partit pour le Brésil, et c’est là aussi qu’il donna à son retour sa première leçon publique. Les demandes de billets d’entrée dépassèrent de beaucoup le nombre des places. L’accueil enthousiaste qu’il reçut se soutint jusqu’à la fin, bien que ses conférences, presque

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