‹ Louis AgassizChapitre 316 sur 387 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

« mulé les matériaux de comparaison et d’étude et « ont ainsi posé le problème : c’est à nous de le « résoudre. L’originalité et la force disparaissent et « il n’y a plus que paresse et stérile imitation, si l’on « ne fait que répéter l’œuvre de ses devanciers.

« Si je ne me trompe, le but de nos musées est « maintenant d’exposer tout le règne animal comme « une manifestation de l’Intelligence suprême, et les « recherches scientifiques doivent s’inspirer d’un « sentiment puisant sa force dans la sympathie géné- « raie et pareil au zèle religieux qui éleva autre- « fois le Dôme de Cologne et la Basilique de Saint- « Pierre. Le temps est passé où les hommes expri- « niaient leurs convictions les plus profondes par ces « magnifiques et merveilleux monuments, mais j’es- « père voir s’élever chez nous, grâce au progrès de la « culture intellectuelle, un édifice qui deviendra un « temple des révélations écrites dans l’univers. S’il en « est ainsi, les constructions destinées à atteindre ce « but, ne pourront jamais être trop vastes, car elles « doivent embrasser l’œuvre infinie de la sagesse « infinie. Elles ne seront non plus jamais trop coû- « teuses, ni trop solides, ni trop durables, puis- « qu’elles contiendront les documents les plus ins- « tructifs de la Toute-Puissance. »

Agassiz passa l’hiver de 1869 à déterminer, classer et disposer les nouvelles collections. Au printemps, en compagnie de son ami, le comte de Pourtalès, il prit part à une expédition de dragage que le Bibb, steamer du Coctst Survey, entreprit sur la côte de Cuba, aux bancs de Bahama et le long des récifs de la Floride. Comprenant une plus vaste région que les précé-

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