‹ Louis AgassizChapitre 322 sur 387 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

auxquels manquent les moyens de réaliser leur idéal, il était sujet à des accès de profonde tristesse et de découragement. Quelques-unes de ses lettres, adressées à cette époque aux amis qui dirigeaient la partie financière du musée, sont presque des cris de détresse. Tandis que le comité insiste pour qu’on fasse des placements sûrs et qu’on ne dépense que les revenus, Agassiz soutient que l’avenir du musée et son extension seront toujours en proportion de la sympathie qu il excitera dans le public. En un mot, le meilleur moyen d’employer les capitaux lui paraissait être de les dépenser largement, en vertu de ce principe, que l’utilité d’un établissement est toujours en proportion des secours volontaires qu’il reçoit.

Les lettres suivantes nous montrent avec quel zèle il s’ellorçait, malgré le déclin de ses forces, de maintenir le musée en relations avec ceux des pays étrangers, cherchant ainsi à l’enrichir en même temps qu’il rendait aux autres de précieux services.

Le professeur de Siebold à Louis Agassiz.

(Trad. de l'allemand.)

Munich, 1869.

.... Je suis heureux de pouvoir satisfaire vos désirs, soit en vous faisant parvenir les poissons d’eau douce de l’Europe centrale, soit en vous fournissant le moyen de comparer les poissons rapportés du Brésil par Spix et décrits par vous, avec ceux que vous avez recueillis récemment en si grand nombre dans l’Amazone. Ceux de Spix, à une exception près, sont encore paisiblement à leur place, car, depuis vous, personne ne s’est soucié de toucher aux poissons et aux reptiles. Schu-

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