‹ Louis AgassizChapitre 360 sur 387 · AGASSIZ. GÉNÉROSITÉ DE M. ANDERSON · texte numérisé non relu

AGASSIZ. GÉNÉROSITÉ DE M. ANDERSON

« sommes tous au même titre les obligés de M. An- « derson; il est donc de haute convenance que l’école « porte son nom, » et c’est en effet ce qui eut lieu.

Ainsi tout allait au mieux, on avait l’argent, l’emplacement, le nom, il ne restait donc qu’à organiser 1 institution si bien pourvue et l’on se mit à l’œuvre sans retard. Un mois suffit pour terminer les arrangements préliminaires et pour qu’un acte en bonne forme transmit la propriété de l’école Anderson à ses administrateurs.

Il semblait impossible que dans l’espace de deux ou trois mois, de mai à juillet, on pût construire les dortoirs, les laboratoires, et procurer tout le matériel nécessaire pour une cinquantaine d’élèves, ainsi que pour un nombreux corps de professeurs. Mais Agassiz n’admettait point d’obstacle lorsqu’il s’agissait d’atteindre un grand but, et l’ouverture de l’école fut annoncée pour le 8 juillet. Il partit de Boston le 4, un vendredi, pour I’ile de Penikese, mais à New-Bedford un message de l’architecte l’avertit qu’il était complètement impossible d’ouvrir l’école au jour fixé. Avec son mépris ordinaire des difficultés, il répondit que cela devait être possible, parce qu’il ne pouvait être question d un renvoi. Dans l’après-midi du 5, il arrivait à I ile où tout se trouvait, en effet, dans un état décourageant. Le bâtiment était élevé, il est vrai, mais la charpente seule était achevée; ni le toit, ni les planchers n’étaient encore posés.

Le jour suivant était un dimanche; Agassiz réunit les ouvriers et leur déclara qu’il ne s’agissait pas ici d’une affaire d’argent, ni de gain personnel, mais des seuls intérêts de l’instruction du peuple. Après

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