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AGASSIZ A CONCISE

« bon musicien, il posait quelquefois son pinceau « pour prendre sa llùte ou sa guitare ».

Pendant près d’une année qu’Agassiz passa a Concise, il s’occupa tranquillement de ses recherches ichthyologiques, menant de front ses deux ouvrages sur les « Poissons fossiles » et sur les « Poissons d’eau douce de l’Europe centrale ». H ne manquait pas non plus de malades à soigner dans le village et dans les environs, sans être cependant décidé à faire de la médecine sa carrière définitive.

D’un autre côté, il lui semblait de plus en plus nécessaire de faire son travail sur les poissons a Paris, ce grand centre de la vie scientifique, où il trouverait toutes les facilités désirables pour ses recherches et où il pourrait en même temps continuer avantageusement ses études médicales; mais le manque d’argent s’y opposait. Il avait cependant de petites ressources particulières à sa disposition, surtout depuis que son éditeur s’était engagé à lui lournir quelques fonds pour continuer son ouvrage. Ces ressources furent encore augmentées par la générosité de son oncle et d’un ami de son père, le pasteur Christinat, qui s’était intéressé à Agassiz dès son enfance. Malgré cela, l’avenir qui s’ouvrait a lui en partant pour Paris, au mois de septembre 1831, était assez sombre en ce qui concernait sa situation pécuniaire, mais plein île promesses à bien d’autres égards.

En route, il s’arrêta à plusieurs reprises pour visiter les hôpitaux et les musées, s’occupant comme toujours aussi bien de médecine que d’histoire naturelle. Peut-être était-il un peu trop disposé a envisager que les villes qui possédaient les plus 1 tel les col-

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