‹ Louis Bertrand et le romantisme à DijonChapitre 12 sur 12 · D ARSÈNE HOUSSAYE · texte numérisé non relu

D ARSÈNE HOUSSAYE

« Monsieur,

« Si vous venez à Paris^ apportez-nous des Gaspard de la « Nuit. Tout le monde ici — je parle des poètes — veut avoir ce « beau livre de ce grand poète inconnu. Je compte sur votre « bonne volonté. »

(156) Voir un Prince de la Bohême qui est précisément daté de 1839 et 1843. « Eh I mon cher Nathan, quel galimatias me « faites -vous là? demanda la marquise étonnée, — Madame la « marquise, répondit Nathan, vous ignorez la valeur de ces « phrases précieuses, je parle en ce moment le Sainte-Beuve, « une nouvelle langue française. »

(157) Contes en proses — I.

(158) Ainsi il s'embrouille tout à fait, mais avec et d'après d'autres, au sujet des armes de la ville de Dijon.

(159) « Mon oncle essuya d'abord ses lunettes.... » Il s'agit de présenter au public les premières livraisons du Voyage pittoresque en Bourgogne, publié de 1833 à 1835, par Jobard, chez la veuve Brugnot, en deux vol. in-f°, avec lithographies d'Emile Sagot, Bizard, Villeneuve, S. Petit, P. Bourgeot, Mallard, Audiffret, etc., et dont le texte est de Maillard de Chambure, Th. Foissel, Gabriel Peignot, Boudot, etc. Cette petite mise en scène, devenue de mode depuis les Provinciales, est encore en honneur à l'école normale et ailleurs, Hippolyte Rigaud a notamment sur la conscience certain janséniste, un compère peu goûté par Sainte- Beuve, mais celui-ci n'a-t-il pas tiré du même sac à marionnettes ces trois amis venus si fort à point pour l'entretenir des aspects divers du Jésus de Renan ? Enfin certain jour, M. Jules Lemaître n'a-t-il pas fait intervenir dans la Revue Bleue

un Bouddhiste pour raisonner sur les chroniques de M. Henry Fouquier au Gil-Blas ?

(160) Mais pourquoi ce nom d'Alaciel ? Louis prendrait-il la Fiancée du roi de Garbe pour un ange?

(161) Gaspard de la Nuit. 2e livre, îx.

(162) Dans le recueil — Les Oiseaux bleus.

D'après Sainte-Beuve, Bertrand se serait fort intéressé, dans les tous derniers temps de sa vie, à l'invention alors dans l'enfance de Daguerre et Niepce de Saint-Victor ; c'est possible, Louis était un curieux et le nouveau procédé avait de quoi lui plaire. Mais avec le respect que nous devons à une opinion de Sainte- Beuve, nous ferons remarquer que la photographie reproduit toutes choses avec une impassibilité mécanique, le détail insignifiant et négligeable comme le trait essentiel, tandis que Bertrand au contraire agit par simplification et arrive à l'irréductible. Il est donc probable que Bertrand n'a vu dans le daguerréotype qu'un appareil de curiosité et un procédé pour obtenir des documents certains.

(163) — Combes — ce sont de petites vallées, des montagnes de la Côte-d'Or et de la Comté n'ayant en général qu'une issue ; Charles Nodier aimait beaucoup le mot combe et l'employait volontiers.

— Etoc — souche morte.

(164) — La préface de Cromwell est de 1827.

(165) — Ni Victor Hugo, ni Musset ne se sont racontés euxmêmes et on rencontre bien peu de souvenirs intimes dans leurs vers; il n'en est pas de même de Lamartine et ce sera peut-être une des causes qui lui ramèneront un jour, non la gloire, elle est demeurée entière, mais la popularité dans une génération qui aime de plus en plus à rencontrer l'homme dans l'auteur et le poète.

(167) — Voici la première de ces inscriptions.

Mort le 29 avril 4841

à l'âge de 33 ans.

Par une erreur de gravure, l'épitaphe de Mme Coiretla fait mourir le 4 novembre 1871, tandis que l'extrait de l'acte de l'état civil est du 5 novembre 1872; nous signalons cette différence pour montrer combien il est difficile d'arriver à une précision rigoureuse, même quand on ne procède que documents en main-

(168) — La maison de la rue Richelieu fut vendue à l'audience des criées du tribunal civil de Dijon le 16 août 1858 ; elle appartient encore aux acquéreurs M. et Mmc Rousselot qui l'ont reconstruite en partie.

(169) — Les bureaux du Courrier, d'abord situés place d'Armes, 16, furent plus tard transférés rue Vauban, n0s 13 et 15. — Le journal était imprimé chez Mme veuve Noellat, impasse Saint- Michel. Le gérant était Constant Pierrot.

(170) — Le Citoyen, journal républicain démocratique, paraissant les mercredi, vendredi et dimanche — bureaux, rue de la Liberté, 88, au 1er. — Dijon, imprimerie Simonnot-Carion. Collection B. D. 21200 ter. —Il fut remplacé par le Travail, journal des intérêts populaires, qui vécut du 26 septembre 1849 au 26 mars 1850, B. D. id. — Charles-Amable Simonnot-Carion avait son imprimerie rue Verrerie, 2 bis, dans l'ancien hôtel des Baillet-Vaugrenant.

(171) — La cour était présidée par M. Aimé Dumay, conseiller, M. Raoul Duval, procureur-général occupait le siège du ministère public, M°s Madier de Montjau du barreau de Paris, et Sarrazin, de celui de Dijon, étaient au banc de la défense.

(172) — Communiquée par M. Firmin Bonnet.

(173) — Dans le n° du Bien-Public du 2 août 1886, M. Langeron a consacré un souvenir ému à son vieil ami.

(174) — Charles A*selineau, né à Paris, en mars 1820, mort aux eaux de Chatel-Guyon — Puy-de-Dôme — le 25 juillet 1874, un des bibliographes les plus abondants et les plus sûrs pour la période romantique, sans compter les autres.

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