DE LOUIS BOULANGER
« 11 août 1842.
« Excellent ami,
t Est-ce que l'ouvrage de ce pauvre Louis Bertrand a paru? « Seriez-vous assez bon pour me dire si je pourrais l'avoir à « Paris ou s'il faut le demander à Angers ? Je voudrais être au u nombre des souscripteurs de ce brave jeune homme auquel j'ai « pensé souvent après l'avoir tout à fait perdu de vue, vous seriez « bien bon de me fixer là-dessus. »
DE DAVTD
« 4 septembre 1 842.
« Je vais visiter le tombeau du pauvre Bertrand, combien je « serais heureux si son ouvrage pouvait enfin être connu. »
d'émile deschamps
« Paris, 15 juillet 1843.
a Gaspard de la Nuit, dont je vous remercie du fond du cœur, « m'a rappelé ces fraîches poésies de 18*28, avec aussi, hélas, un a vent de mort; pauvre Louis Bertrand, qu'il y a donc de talent, « de poésie, de nouveauté dans tout cela, j'en ai pleuré et tres- « sailli.
t Enfin la France littéraire a inséré une page de moi sur ce « livre, dans le n° du 20 courant. Si elle vous tombe sous la « main, vous y verrez que votre nom chéri vient sous ma plume « comme il doit venir, avec un grand charme.
t Une notice de Sainte-Beuve excellente, elle est de Saintei Beuve.
« L'article que vous m'avez envoyé est très bon, très intéres- « sant et d'un style élégant et original. Il est à la France Littê- « taire. — Depuis longtemps il attend son tour, je ne le savais « pas de vous. C'est une œuvre d'un vrai talent; que ne suis-je « le maître du monde littéraire ! Comptez sur ma sollicitude pour » l'art et l'artiste.
« Merci pour l'envoi de cet article et ce beau volume que je « garde comme un monument d'art et d'amitié.
« C'est Louis Bertrand, c'est Sainte-Beuve, c'est Victor Pavie.
« Le livre est imprimé à ravir. »