‹ Louis Blanc à la Commission du LuxembourgChapitre 26 sur 36 · TT TR · texte numérisé non relu

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évidemment aucun profit à mettre sur la même ligne les services impersonnels que lui rend le capitaliste et les services personnels que lui rend le travailleur. « L'existence des sociétés ne dépend pas des premiers (capitalistes) d’une façon absolue, tandis qu’elle dépend d’une façon absolue des seconds (travailleurs). Dèslorsn’est-il pas manifeste que si les seconds sont moins bien traités que les premiers, cela vient de ce que les notions du juste et du vrai ont été renversées et de ce que la civilisation a fait fausse route ? » (Louis Blanc. Quest., IV, p. 272-273.)

Le travailleur doit avoir un meilleur traitement que le capitaliste, non seulement à cause de son utilité plus grande, mais parce que sa situation est plus intéressante : Louis Blanc voit dans le travailleur un homme qui a besoin de gagner sa vie et qui dirige tous ses efforts vers ce but : ne pas mourir de faim ; le capitaliste ne stipule qu’en vue d'augmenter ses ressources parfois déjà considérables et pour cela spécule sur les besoins du travailleur qui devient en quelque sorte un opprimé. En leur interdisant participation aux capitalistes, Louis Blanc veut remédier à cet élat de choses qu’il juge inique et contraire à la liberté.

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