‹ Louis Bourdages et son temps [microforme]Chapitre 2 sur 6 · LU · texte numérisé non relu

LU

Dès les premiers jours de sa domination, l'Angleterre, maitresse orgueilleuse, animée par la haine du nom français, poursuivit un double bot : extirper la langue des Canadiens et leur ravir leur foi,

Elle continua à l’égard de ce petit peuple abandonné à ses faibles forces la lutte séculaire qui avait si souvent ensauylanté le sol de la Nouvelle-France. Après de Beaujeu, Dieskau, Moutc.lm, Lévis, Bougainville et Boarlamaque surgirent Ducalvet, Papineau, Bédard, Panei, Viger, Cuvillier, Quesnel, Morin et Bourdages. [ls employèrent leur talent, leur énergie et leuréloqu:nce, à résister anx empiètements de la, métropole marâtre, et pendant cinquante ans, ils personnifièrent Îles aspirations et les volontés populaires de leur pays. Pendant cinquante ans, ils ont lutté pour affermir leur position et réclamer leurs droits et leurs privilèges, Ils ont lutté dans la presse, dans le parlement, sur le forum, por assurer à leurs compatriotes leurs franchises et leurs libertés politiques. Quelques-uns d’entre eux ont même traversé l’océan pour aller défendre les intérêts canadiens-français jusqu’au pied du tiône.

“ L'assemblée provinciale présentait à cette époque, dit un ‘de nos historiens, un tel spectacle qu'elle imposait le res- “ pect à l'Angleterre par son attitude mâle et énergique ; et “ j'ose dire qu'il n’y eût pas de sénat en Europe, qui fut plas ‘ grand par les formes, plus maïestueux par la solennité des ‘ débats, plus redoutable au pouvoir, je ne dis pas seulement ‘“ Jucal, mais métiopolitain, par sa tenue, sa discipline, son ‘incoiruptible et inébraulable ferneté.”

Comme homme politique et comme patriote, Bourdages se

signala particulièrement sous lus administrations de Sir James

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