‹ Louis Cattiaux - Le Message Retrouvé - 1946Chapitre 193 sur 529 · II se chante en chacun de ses poetes · texte numérisé non relu

II se chante en chacun de ses poetes

II s’ anno nee en chacun de ses prophetes.

II se joue en chacun de ses enfants.

II se loue en chacun de ses croyants.

II s’aime en chacun de ses saints.

II se connait en chacun de ses sages.

II brille en chacun de ses fils.

59. En nous fuyant toujours plus, nous n’obtiendrons qu’un surcroit d’esclavage, tandis qu’en nous oubliant patiemment, nous atteindrons la liberte de l’Unique.

60. La connaissance intellectuelle qui n’aboutit pas a l’amour unifiant et a la possession transformante du Seigneur, est aussi illusoire que le reflet de la lune dans un verre d’eau agitee.

61. La puissance de Dieu ne peut etre accordee qu’a celui qui a renonce a toute demonstration, a toute competition, a toute approbation, a toute possession et a toute vengeance, e’esta-dire qui a renonce a lui-meme.

62. Ceux qui lisent le Livre et qui ne choisissent pas dans leur cceur l’amour et la quete du Parfait, sont plus retranches que ceux qui s’agitent aveuglement dans le monde sans rien soupfonner de la verite de l’Unique.

63. Les sages et les saints veri tables aimantent tous les homines de bonne volonte jusqu’a Dieu, et e’est en cela qu’ils sont les fils uniques et les serviteurs fideles de leur Seigneur.

58’. Penetrans la folie apparente de l’enseignement des saints et des sages et considerons leur intention profonde, qui est le rassemblement de tous les etres en Dieu. Ainsi, nous pourrons lire de tout ce qui arrive comme d’une farce continue autant qu’illusoire, jusqu’a ce que tout cesse de nous rassurer ou de nous epouvanter ici-bas et ailleurs.

59’. II passe en nous, nous passons en lui, et nous voila fecondes et renouveles par le seul merite de notre mort en lui, et de sa naissance en nous.

60’. A quoi bon tous nos travaux merveilleux, si nous ne decouvrons pas et si nous n’incorporons pas l’Unique Splendeur de la vie sanctifiee ? A quoi bon les magnifiques discours sur la lumiere de Dieu, si nous ne la voyons pas et si nous ne la mangeons pas saintement ?

61’. Quand nous le contemplerons emerveilles, que pourrons-nous lui demander d’autre que lui ? rien que lui ? toujours lui ? Car quel est le connaisseur qui ne desirerait pas contempler la splendeur et habiter en elle ?

62’. Dieu seul nous offre un amour sans deception parce que toujours plus grand que notre propre don.

« Le vivant temoignera devant tous de la verite du Livre, mais peu d’hommes possedent les yeux de l’esprit qui permettent d’approcher l’evidence de la vie denudee. »

63’. Celui qui ne sait pas tirer sa vie du ciel et de la terre, ne connait rien de Dieu, ne possede rien de Dieu, n’est rien en Dieu.

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