LIVRE XV
« Si nous tuons les mediants, comment ferons-nous ensuite pour les convertir ? Et si les mediants nous tuent, comment feront-ils pour etre sauves ? »
10. Exerfons-nous a lacher les petites choses afin que lorsque les grandes nous lacheront, nous demeurions sereins parce que riches en Dieu.
11. Celle-la a ete une compagne courageuse et devouee, ensuite elle est devenue rebelle et aveugle, car elle a juge le Livre comme une inutilite sans jamais l’avoir ouvert. Enfin elle a accepte la voie de Dieu par amour pour nous.
« Sommes-nous pas tous stupides devant la verite de Dieu qui nous aveugle ? »
12. En effet, nous ne connaissons ni les anges qu’il suscite pour garder nos voies, ni les demons qu’il autorise pour eprouver nos cceurs. Dieu delivre ceux qui suivent sa voie sans revolte et pardonne a ceux qui se repentent sincerement.
A lui le jugement et la gloire.
13. Un jeune ignorant est naturellement porte a mepriser tout ce qui parait faible, vieux, abandonne et mort dans le monde ; et sa cecite est excusable.
14. Mais un vieillard instruit qui ne reconnait pas la Providence et la science de Dieu en action dans l’Univers et dans son cceur, est aussi stupide qu’une souche petrifiee.
15. Dieu ne nous oblige pas a rejeter nos parents, nos femmes, nos enfants, nos amis et nos biens pour lui plaire. II demande que nous ne nous attachions pas aveuglement aux choses
mais c’est toujours la mort qui nous surprend.
10’. Dieu exauce de preference l’enormite de la demande de ses fils, parce que celle-ci est plus en rapport avec sa magnanimite et avec sa toutepuissance.
11’. Ne nous prevalons ni de notre sante, ni de notre intelligence, ni de notre savoir, ni de notre beaute, ni de notre fortune, ni de notre travail, ni de notre famille, car ce sont des prets consentis par Dieu que le malheur et la mort ont rapidement transformes en fumee et vite resorbes en cendres.
12’. Prevalons-nous plutot de notre foi en Dieu et en sa toute -puissance, qui nous rendra la vie eternelle et pure si nous sommes trouves tels que nous devons etre, c’est-a-dire fideles, purs, simples et aimants.
13’. Quand nous prendrons conscience du passage difficile qui nous attend, nous reformerons nos pensees, nos jugements et nos actes, et nous ne jouerons plus a contrefaire l’histrion parmi les insenses.
14’. Faites, Seigneur, que nos yeux et nos oreilles s’ouvrent avant le commencement de la fin ou, tout au moins, avant la fin de la fin.
15’. Dieu n’exige pas que nous violentions notre nature ni celle des autres etres pour lui etre agreables. 11 demande au contraire que nous l’epurions, que nous la decantions et que