‹ Louis HebertChapitre 53 sur 74 · JBRES. - OLIVIER LE TARDIF ET JEAN NICOLET CON · texte numérisé non relu

JBRES. - OLIVIER LE TARDIF ET JEAN NICOLET CON

TRIBUENT A CETTE ŒUVRE CHRETIENNE. SERVICES QU’ILS ONT RENDUS A LA COLONIE. — MORT HEROϬ QUE DE NICOLET.

Les succès remportés par M“e Hébert dans l’édu-, cation des enfants sauvages furent un encouragement pour les missionnaires qui rencontraient des difficultés de diverses natures dans leur œuvre d’apostolat.

Les sauvages de Québec et des environs parvenaient à se faire entendre et même a comprendre la langue française; mais pour ceux qui vivaient au loin et qu’il fallait évangéliser pourtant il devenait nécessaire d’avoir recours aux interprètes.

Pour remplir cette mission, on choisissait des jeunes gens honnêtes et d’une piété exemplaire. Ces interprètes étaient envoyés au milieu des sauvages, ils en apprenaient la langue. Toujours en contact avec eux, vivant de leur vie vagabonde, partageant leurs courses et leurs fatigues, les interprètes, en peu de temps, devenaient maîtres des langues sauvages et ils pouvaient etre d un secours précieux pour les missionnaires.

Parmi les plus remarquables de cette époque sont Le Tardif et Jean Nicolet qui furent alliés à la fa-

mille Couillard. Nous devons les faire connaître ici, car ils ont contribué à la fondation du premier séminaire sauvage inauguré à Québec par Mme Hébert.

Olivier Le Tardif, appelé par les Relations , M. Olivier, naquit à Honfleur. Tout jeune encore, il accompagna à Québec, M. de Champlain dont il s'attira la confiance et l’amitié.

En l’année 1623, on l’envoya chez les Montagnais et les Hurons.

De 1626 à 1629, il vécut à Québec où il fut tour à tour interprète et commis de la Compagnie des Marchands. C’est lui qui remit les clefs du magasin entre les mains des Kertk lors de la prise de Québec, en 1629.

Le 3 novembre 1637, il épousa Louise, fille de Guillaume Couillard et de Marie- Guillemette Hébert.

A quelque temps de là, il voulut être le parrain de deux sauvages et d’une autre jeune fille indienne qu’il eut le bonheur de baptiser lui-même en l’absence des missionnaires.

Pour donner l’exemple de la charité, il confia à Mme Hébert une petite fille des bois et il payait luimême sa pension; elle s’appelait Marie-Olivier-Silvestre Manitouabewich ; elle se maria dans la suite à Martin Provost.

Mme Hébert, toujours dévouée, accepta la tâche que les missionnaires voulurent lui confier. Elle se chargea volontiers de les nourrir, de les vêtir et de leur inculquer les premiers éléments de la propreté, ce qui était inconnu chez les sauvages.

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