CHAPITRE XII
ve, Marguerite Couillard, qui épousa le 12 novembre 1646 Nicolas Macard, une fille appelée Marguerite. Cette dernière fut baptisée le 1er avril 1642. On lui donna pour tuteur Pierre Nicolet, son oncle, que l’on voit dans la colonie en qualité de matelot* Ce dernier exerça cette fonction pendant trois ans puis le 1er novembre 1646, sur le point de retourner en France, il fit réunir un conseil de famille afin de choisir un tuteur qui devait veiller sur la jeune orpheline. A cette assmblée de parents, Olivier Le Tardif, commis et interprète de la Compagnie des Cent- Associés, fut choisi pour le remplacer (1). Parmi ceux qui assistèrent à cette assemblée, on remarque Charles Huault, Chevalier, sieur de Montmagny, gouverneur du Canada, Messire Gilles Nicolet, prêtre, frère de feu Jean Nicolet, Guillaume Couillard, Marguerite Couillard, Olivier Le Tardif, Guillaume Hubou, Nicolas Macard, Jean Guy on.
Le 22 mars 1652, Olivier Le Tardif vendit à Jean de Lauzon, sénéchal du pays, le domaine qu’il avait obtenu de la Compagnie des Cent- Associés (2), avec celui de sa pupille, Marguerite Nicolet. Le contrat de vente fut exécuté par Rolland Godet.
Le lendemain, Olivier Le Tardif, seigneur en partie de Beaupré, comme tuteur de Marguerite Nicolet, faisait une convention avec Nicolas Macard. Il autorisait ce dernier à nourrir la fille de Nicolet, moyennant la somme de 1770 livres 18 sols, qui provenait de la succession de son père.
(1) Audouard, Archives du Séminaire de Québec.
(2) Le Tardif et Nicolet avaient obtenu ce domaine de 160 arpents, de la compagnie des Cent-Associés, le 5 avril 1639, à la charge de payer un denier de cens par chacun des dits arpents et par chacun an. Bulletin des Recherches Historiques, janvier 1904, 10 vol.
Olivier Le Tardif conserva la tutelle de Marguerite Nicolet jusqu’en l’année 1656, époque où elle épousa Jean-Baptiste Le Gardeur de Repentigny. Par ce mariage, elle transmit le sang des Couillard et des Nicolet à l’une des plus remarquables familmilles de la Nouvelle-France.