CHAPITRE XIV
l’ apothéose des conquérants pour avoir collaboré à l’œuvre de Louis Hébert.
Puissent les promoteurs du monument rencontrer l’appui de tous les vrais patriotes. La Province de Québec se doit d’honorer ainsi ces pionniers qui ont tant fait pour la Nouvelle-France. Elle pourra alors dire en toute vérité qu’ELLE SE SOU¬ VIENT.
Hébert, toi le premier, du sol canadien.
Tu tiras ton bonheur, ta gloire et tout ton bien!
A tes côtés, Couillard, noble et digne recrue.
Comme toi s’enrichit, en suivant sa charrue!
Honneur, cent fois honneur à ces Premiers Colons! ! ! !
Les descendants de ces premiers pionniers, qui sont légion, se réuniront, eux, dans la chapelle des Dames de l’Hôtel-Dieu, et y prieront pour leurs ancêtres; comme hommage de leur piété filiale, ils placeront une plaque commémorative à l’endroit où furent déposés jadis les restes vénérés de Guillaume Couillard et de Marie- Guillemette Hébert, son épouse.
Iberville, le 22 décembre 1912.
APPENDICE
Note du chapitre 1er.
Le Bulletin Religieux de l’Archidiocèee de Rouen, livraison du 26 mai 1917, a publie 1 article suivant, intitule . A LA GLOIRE DE LOUIS HEBERT, Dieppois, premier
colon du Canada.
“Le dimanche 25 mars (1917), fut lue dans toutes les églises et chapelles de l’archidiocèse de Québec, une lettre pastorale de S. E. le cardinal Bégin, commençant ainsi:
“Nous sommes à l’époque -vraiment intéressante des grands anniversaires de notre histoire canadienne. En 1908, notre ville épiscopale célébrait joyeusement le troisième centenaire de sa fondation ; le pays tout entier tint à honneur de prendre part aux fêtes grandioses de ce mémorable événement.
“L’année dernière, Québec, la ville des souvenirs, évoquait triomphalement les vertus héroïques des premiers missionnaires que la France, notre ancienne mère patrie, envoyait sur les rives du Saint-Laurent porter la lumière de l’évangile. Le monument de la Foi, érigé par la piete de tout un peuple, redira aux générations futures que nous sommes restés catholiques et français.
“L'année qui vient de commencer est aussi une année de souvenirs. La date du 14 Juin 1917 est mémorable pour nous, car elle rappelle l’arrivée à Québec de la première famille française, dont le chef fut Louis Hébert, le pionnier apôtre, qui vint commencer dans nos forêts vierges 1 œuvre si importante, si nécessaire de la colonisation.
Après ce début qui trouvera certainement un écho reconnaissant dans tous les cœurs français, le pieux et sa\an archevêque résume la vie et l’œuvre de Louis Hébert. Ux lecteurs du Bulletin se rappelent peut-être que le 9 mai
1914 nous annoncions le projet de fêtes commémoratives de ce troisième centenaire. La réalisation est proche. Un comité a été constitué, avant à sa tête S. E. le cardinal Bégin, l’honorable Landry, président du Sénat, J.E. Caron, ministre de 1 Agriculture, Mgr Gosselin, recteur de l’Université Laval, Nap. Drouin, maire de Québec; et pour président actif : M. l’abbé Couillard-Després, descendant direct de Louis Hébert.
Un monument dont on a bien voulu nous adresser la photographie sera bientôt élevé et inauguré sur une des places publiques de Québec. Il fixe et résume à merveille 1 œuvre entrepiise il y a trois siècles.
Au sommet, sur un socle gracieux, Louis Hébert offre aux habitants de la Nouvelle-France une gerbe de blé que la faucille, tenue dans la main droite, vient de couper. C est le souvenir de la première récolté qu’il a obtenue dans un tenain occupe avant lui par les arbres immenses de la forêt vierge. C est aussi le symbole des moissons abondantes que la colonie devait produire ensuite, et dont la mère patrie n’a jamais cessé de profiter.
A ses pieds est son blason, accordé par le roi de France et se présentant : d’azur, à la colombe éployée d’or, tenant dans son bec un rameau d’olivier au naturel. Il ne venait pas en effet pour combattre les Iroquois, ni même comme la Société des marchands pour échanger avec gros bénéfices les produits de leur chasse mais pour les pacifier par l’ évangélisation. Sa devise indique sa foi: Dieu aide au premier colon.
Un groupe de trois enfants entourant Madame Hébert est adossé à l’un des côtés du socle. Cette vaillante chrétienne fut la première dame catéchiste du Canada. Sa maison ou la première messe fut célébrée, était aussi le centre de l’instruction religieuse et profane de la colonie naissante. Pour travailler efficacement à la conversion des sauvages, Louis Hébert et son épouse avaient appris leur langue. Aussi combien grande fut leur joie quand on célébra le premier baptême ! Champlain fut parrain, Mme Hé-
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bert marraine, le P. Lallemand, jésuite, célébra la messe, le P. Le Caron, récollet, donna le sermon et interrogea le jeune néophyte, âgé de 18 ans, et enfin le baptisa. Le chef sauvage' et un certain nombre de compagnons, assistèrent à la cérémonie et au repas qui suivit. On peut juger de la solennité du repas par la quantité des vivres qui furent présentées: 56 outardes, 30 canards, 20 sarcelles, des viandes en quantité, 2 barils de pois, un baril de galettes, 20 livres de pruneaux, et du blé de l’Inde. Le soir les sauvages emportèrent dans leurs forêts les restes du festin.
Sur un autre côté du monument se tient Couillard appuyé
sur une charrue, continuant ainsi l’œuvre commencée, au
milieu de tant de difficultés, mais avec tant d’énergie, par »
Pour récompenser son courage et sa persévérance, Champlain obtint pour lui la possession en toute propriété d’un terrain long d’un kilomètre et profond de quatre kilomètres, et auquel on donna le nom de fief de Lespinay. Délicat souvenir, car tout près de Dieppe, lieu d’origine de Louis Hébert se trouvait, sur la côte de* Martin-Eglise, face à la mer, un domaine du même nom, (il s’appelle maintenant l’Epinette).
Le gendre de Louis Hébert, Guillaume Couillard, normand lui aussi, continua et développa l’entreprise chrétienne et si utile du premier colon.
Après eux, d’autres Français s’en allèrent aussi au Canada, mais Champlain voulait une colonie exemplaire, aussi choisissait-il sévèrement ceux qui s’offraient à le seconder. Dans un bref du 31 mars 1908, le Saint-Père Pie X dit expressément : “On ne permit pas à tous indistinctement de passer en Amérique ; ceux-là seulement le pouvaient faire qui avaient donné des preuves suffisantes de la pratique des vertus chrétiennes.’’
Voilà comment le Canada, par l’exemple des vertus et l’organisation d’une société active et intelligente, connut une prospérié et une extension si rapide et si considérable.
Aussi le poète Gustave Zidler, peut-il répéter en 1917 ce qu’il chantait en 1908 :
Eis-tu content de nous, Père qui nous contemples, Toujours présent, d’un ciel de gloire et de vertu? Avons-nous profité de tes virils exemples?
Pour tes nobles desseins, avons-nous combattu?
De la Croix que ta main planta sur cette grève Qu’avons-nous renié, couvert d’un sombre oubli? Au-delà de la vie, impuissante et trop brève,
Par nos cœurs et nos bras ton vaste et puissant rêve S’est-il tout entier accompli?
Quand les luttes actuelles auront pris fin, quand les Canadiens auront achevé sur le champ de bataille de rendre à la France la dette de reconnaissance- à laquelle ils sont si admirablement fidèles, ils reprendront leurs travaux interrompus ; et après avoir contribué au triomphe de leurs mères patries, celle d’aujourd’hui et celle du XVIIe siècle, ils continueront d’assurer leur nourriture et leur richesse ; ils se montreront, dans l’avenir comme dans le passé, les dignes descendants de Louis Hébert.
Terminons en citant les dernières recommandations du premier colon à sa famille en larmes: “Je meurs content, puisqu’il a plu à Xotre Seigneur de me faire la grâce de voir des sauvages convertis. J’ai passé les mers pour les venir secourir, plutôt que pour aucun intérêt particulier, et je mourrais volontiers pour leur conversion si tel était le bon plaisir de Dieu. Je vous supplie de les aimer comme je les ai aimés. Ce sont des créatures raisonnables comme nous, et elles peuvent aimer un même Dieu que nous, si elles en avaient la connaissance, à laquelle je vous supplie de les aider par vos exemples et vos prières.”
La mise en pratique d’un pareil programme de colonisation, assurerait aux nations des siècles de grandeur et de paix.
H. DUHOMME.
APPENDICE
M. l’abbé H. Duhomme, curé de Martin-Eglise, près Dieppe, descend de la famille Hébert, qui a donné au Canada son premier colon. Pour marquer le. troisième centenaire de l’arrivée de Louis Hébert en notre pays, M. Jules Duhomme, père de l’abbé Duhomme, en 1914, quoiqu’âgé alors de 81 ans, a brodé deux œufs avec de la soie Organsin, c’est un travail très difficile à executer. M. Jules Duhomme est né d’Elise Hébert, fille de Valentin Hébert, de Rouen.
Le colis était ainsi adressé : SOUVENIR DES HE¬ BERT DE ROUEN aux HEBERT du CANADA.
M. l’abbé 'Duhomme a su intéresser ses concitoyens à notre œuvre. A lui va, tout d’abord, notre reconnaissance, puis à M. le Maire de Dieppe et à ses collègues.
Le 5 juin 1917, le Conseil municipal de Dieppe s’est réuni sous la présidence de M. Bénoni Ropert, maire-adjoint. Sont présents: MM. Ropert et Thoumyre, adjoints, Caron, Bénet, Devaux, Tillard, Michard, Ducoudert, Marchand, Larchevêque, Barbullée.
Absents ou excusés: MM. Rimbery, maire, De Maur, Chavatré, Azœuf, Coche, Dumaine, Anquetin, Richard, Mouquet, Vercnocke, Chancel, Mabille.
“M. le Maire fait connaître qu’il a reçu de M. Lebas, Conservateur du Musée et Directeur de la Bibliothèque, un rapport l’informant qu’une cérémonie aura lieu prochainement à Québec, pour commémorer Louis Hébert, un dieppois, qui fut le premier habitant de la grande vihe
du Canada.
Ce dieppois glorieux, que les Canadiens vont fêter comme l’un de leurs premiers ancêtres, possède encore à Montréal , des membres de sa famille.
La commission des Finances a été d’avis qu’il y avait lieu de s’associer à cette manifestation et de commémorer ainsi la part importante que notre Cité a prise à la création du grand et beau Pays ami. La Commission propose d accorder au Comité dont il s’agit une subvention de deux
cents francs, (200) et d’envoyer également quelques plaquettes à certains Membres du Comité.
Le Conseil municipal adopte cette décision, décide que la subvention de deux cents francs sera prélevée provisoirement sur les fonds disponibles et inscrite, ultérieurement, au budget additionnel, et laisse le soin au Maire de disposer du nombre de plaquettes qu’il jugera utile, en les prélevant sur le lot déposé au Secrétariat de la Mairie.
Sur la proposition de M. Marchand, le Conseil décide en principe que le nom de Louis Hébert sera donné à l’une des rues de Dieppe ; mais il ne s’agit là que d’un vote de principe, sur lequel le Conseil municipal sera appelé à statuer ultérieurement, lors d’un examen d’ensemble de différents noms nouveaux à donner à des rues de la Ville.
Pour extrait conforme,
Pour le Maire mobilisé,
Signé: Maurice Thoumyre, adjoint.
Vu et approuvé,
Rouen, le 18 juin 1917,
Pour le Préfet,
Le Secrétaire Général :
Signé : Labrègère.
Pour expédition conforme, Pour le Maire mobilisé :
Signé : Bénoni Ropert.
AEPENDICP
La lettre suivante de Dieppe.
accompagnait l’envoi de M. le Maire Dieppe, le 30 août 1917.
Le Maire de Dieppe,
à Monsieur le Président du Comité du Monument Louis Hébert, à QUEBEC (CANADA)
Monsieur le Président,
C’est avec un grand plaisir que l’Administration municipale a reçu, ces jours derniers, votre honorée lettre du 30 juillet 1917, par laquelle vous nous avisez de votre in tention d’inaugurer, le quatre septembre prochain, un monument en l’honneur du premer colon français établi sur les bords du Saint-Laurent.
J’avais déjà été mis au courant de cette manifestation par M. l’abbé Duhomme, Curé de MABTIN-EGLISE, près DIEPPE, qui, d’accord avec notre Conservateur de la Bibliothèque municipale, avait appelé mon attention sur
cette érection.
J’en avais fait part à notre Conseil municipal, et c’est à l’unanimité que, dans sa séance du 5 juin 1917, cette Assemblée a décidé de participer, par une subvention de deux cents francs, dans les frais d’érection du monument. En même temps, !’ Assemblée a décidé de vous adresser un certain nombre de plaquettes qui représentent les armes de la Ville, ainsi que le Port et des monuments de Dieppe.
Exousez-moi si je ne vous ai pas notifié plus tôt de cette décision, mais M. l’Abbé DUHOMME m’avait annoncé votre lettre et je l’attendais de jour en jour, pour correspondre à mon tour avec vous.
Je ne crois pouvoir mieux faire que de vous transmettre, sous ce pli, un exemplaire de la délibération de notre Con-
seil municipal. Vous y verrez à quels sentiments d’amitié nous avons obéi, en vous témoignant ainsi notre attachement et notre intérêt.
Par le même courrier, je vous envoie 12 plaquettes de la Ville.. Je remets également à M. l’Abbé Duhomme la somme de deux cents francs en lui demandant de bien vouloir vous la faire parvenir.
En vous témoignant, à nouveau, notre sincère amitié, laquelle s’est encore agrandie depuis que les Canadiens sont venus sur le front français pour nous aider à défendre le Droit et la Liberté, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, pour vous et Messieurs les Membres de votre Comité, l’assurance de nos sentiments les meilleurs et les plus dévoués.
Pour le Maire mobilisé :
Bénoni Bopert.
A Monsieur l'Abbé A. Couillard Després,
Président du Comité du Monument Hébert A QUEBEC.
A cette souscription est venu s’ajouter celle du Conseil Général de la Seine-Inférieure, au montant de cent francs,
que nous a fait tenir M. C.-E. Bonin, Consul Général de France au Canada, avec une lettre en date du 8 février 1918.
Note du chapitre Illème.
Le navire la Grâce de Dieu partit de Dieppe le 26 janvier 1611, et il aborda le 22 juin à Port-Boyal. Selon M. Hameau Mme de Poutrincourt est la première femme qui soit passée dans l’Amérique du Nord. M. B. Suite a à penser que Mme Hébert dut, elle aussi, accompagner son mari. Dans la requête adressée au roi par Louis Hébert, il est dit qu'il est le chef de la ; première famille qui ait
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habité la Nouvelle-France depuis l’an 1600. . . Ce qui porte à penser que Mœe Hébert l’accompagna en Acadie, même avant 1611 (1).
Note du chapitreVIIme
Henry de Lévis, duc de Vantadour, pair de France, lieutenant général pour Sa Ma] esté très Chrétienne au gouvernement de la province de Languedoc et Vice roy de
Nouvelle France.
A tous ceux qui ces présentes lettres verront , Salut .
Scavoir faisons que Louis Hébert l’un des sujets et habitants au susdit païs de la Nouvelle-France, nous a fait dire et remontrer que depuis plusieurs années, il a souffert de longs et pénibles travaux, périls et despenses supportées sans intermission à la descouverte des terres de Canada et qu’il est le chef de la première famille qui ait habité depuis l’an seize cens jusques à présent, laquelle il a conduit même avec tous ses biens et moyens qu’il avait à Pans ayant quitte ses parents et amis pour donner ce commencement à une colonie et peuplade chrestienne en ces lieux et contrés qui sont privés de la connaissance de Dieu pour n’estre esclairez de la Sainte Lumière, auxquelles fins s’estant le dict Hébert arresté près le grand fleuve St-Laurens, au lieu de Québec joignant l’habitation qui est entretenue par la société par Sa Majesté et, par nous confirme, il auroit par son travail et industrie assisté de ses serviteurs domestiques deffrichée certaine portion de terre comprise dans l’enceinte d’un clos, et fait bastir et construire un logement pour luy, sa famille- et son bestail ; desquelles terres logement et enclos il auroit obtenu de Monsieur le duc de
(1) Une colonie féodale en Amérique , 1er vol. Carayon, Première Mission des Jésuites au Canada Biard, du 31 janvier 1612.
p. 49. Auguste Lettre du Père
Montmorency nostre prédécesseur vioe-roy le don et octroy a perpétuité par les lettres expédiées le samedy quatriesme février mil six cens vingt trois ; Nous pour les considérations Bue-alléguées et pour encourager ceux qui désireront cyaprès peupler et habiter le dit pais du Canada, avons donné rattiffié et confimé, donnons, rattiffions et confirmons au susdit Louis Hébert et ses successeurs et héritière et suivant le pouvoir à nous octroyé par Sa Majesté toutes les susdites terres labourables deffricbées et comprises dans l’enclos du dit Hébert ensemble la maison et bastiméns ainsy que le tout s’estant et comporte au dit lieu de Québec sur la grande rivière ou fleuve St-Laurens pour en jouir en fief noble par luy ses héritiers et ayans causes a l’advenir comme de son propre et lovant acquest et en disposer pleinement et paisiblement comme il verra bon est-re, le tout relevant du fort et chasteau de Québec aux charges et conditions qui luy seront cy apres par nous imposées et pour les mesmes considérations avons faict don au dict Hébert et à ses successeurs, hoirs et héritiers de l’estendue d’une lieue française de terre située proche le dict Québec sur la rivière St-Charles qui a esté bornée et limitée par tes siens de Champlain et de Caen pour les posséder, deffricher, cultiver et lla,:>der ainsy qu’il jugera bon estre aux mesmes conditions de la première donation, faisant très exprès -es inhibitions et deffenses à toute personne de quelle qualité et conditions quelles soient de le troubler nv empesch'er en la possession et la jouissance d’ioelles terres, maisons et enclos, enjoignant au sieur de Champlain nostre lieutenant general en la Nouvelle-France de maintenir le dict Hubert en sa susditte possession et jouissance envers tous et contre tons. Car telle est notre volonté.
Honné à Parie le dernier jour de février mil six cens veint six.
, (Signé) De Vantadour.
Et plus bas
Par mon dit Seigneur Vice roy Girardet.
Scellé de cire rouge.
APPENDICE
Par cet acte de concession Pou s Hébert devint le premier seigneur de la Nouvelle-France. Le fief noble de la haute-ville porta le nom de fief du Sault-au-Matelot, le second celui de St- Joseph ou Lespinay. Les contrats de
concessions sont parvenus jusqu’à nous. Le fief Lespinay, situé sur la rivière St-Charlas, fut réduit par M. de Champlain à un quart de lieue de front. Il avait quatre lieues de profondeur.
A la mort de Louis Hébert, sa fille, Mme Couillard entra en possession de la moitié de ce fief. Le 16 octobre 1680, elle en fit don à son petit-fils, Jean-Baptiste Couillard, écuyer, sieur de Lespinay, lequel plus tard, devint Lieutenant général de l’Amirauté et Lieutenant particulier de la- Prévôté de Québec. A la mort de ce dernier, il passa à M. Jacques-Thomas Taschereau. Il fut vendu par Jacques Couillard Després et ses co-héritiers pour la somme de trois mille livres.
ARMES DE LOUIS HEBERT procureur de Rouen.
Rouen, Registre 4me, No 97.
Par ordonnance rendue le 15e du mois de juin 1701, par Mrs les Commissaires Généraux du Conseil, députés sur le fait des Armoiries —
Celles de Louis Hébert, procureur au baiïlage de Rouen, telles qu’elles son icy peintes et figurées après avoir été reçues et enregistrées à l’ Armorial Général dans le Registre Cotté Rouen, en conséquence- du paiement des droits réglés par les Tarif et Arrest du Conseil du 20me de Novembre de l’an 1696, en foi de quoy le présent Brevet a été délivré à Paris, par nous Charles d’Hozier, Conseiller du Roi et
Garde de l’ Armorial Général de France....