‹ Louis Ménard et son œuvreChapitre 10 sur 54 · LES ELFES · texte numérisé non relu

LES ELFES

Et puis, quand vient l'heure où le ciel se clore, Lheure des baisers, sur un rayon blanc Nous laissons gUsser notre aile sonore, Et nous nous baignons dans l'air tiède encore Sur le lac tremblant.

Nous chassons du lit des vierges candides Les songes d'amour, enfants de minuit, Qui font palpiter nos cœurs de sylphides. Et nous remplissons de rêves limpides L"urne de la nuit.

Lalouette chante, et l'aurore efface Les étoiles d'or sous son doigt vermeil; La voix du matin comme elles nous chasse; Ce soir, nous viendrons pour baiser la trace Des pas du soleil.

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