‹ Louis Ménard et son œuvreChapitre 9 sur 54 · LES ELFES · texte numérisé non relu

LES ELFES

Sous l'azur profond des nuits constellées, En longs voiles blancs, couronnant nos fronts Du nénuphar d'or aux fleurs emperlées, Parmi les joncs verts, au fond des vallées, Nous nous égarons.

Pour avoir passé jadis sur la terre Sans vouloir ouvrir nos cœurs à l'amour, Nous ne pouvons plus vivre à la lumière; Xos ailes fondraient en vapeur légère Aux rayons du jour.

Le jour, nous volons, troupe virginale.

Aux champs de la lune, éclatants de lis, Oij, semant leurs lits de nacre et d'opale. Les ruisseaux d'argent teignent leur flot pâle Des reflets d'Iris.

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