AU PEUPLE
Citoyens, le peuple de Paris a secoué le jouer qu’on v °ülaît lui imposer.
Calme, impassible dans sa force, Ü a attendu sans cp ainte comme sans provocation les fous éhontés qui v °ülaiènt toucher à la République.
Cette fois nos frères de l’armée n’ont pas voulu porter la main sur l'arche sainte de la liberté: merci J 1 C’Us, et que tous et la France jettent ensemble la • Sc d une République acclamée avec toutes ses conséquences, le seul gouvernement qui fermera pour tou- ■Kjui's lere des invasions et des guerres civiles.
L’état de siège est. levé, le peuple de Paris est ■ invoqué dans ses sections pour faire les élections hununales : la sûreté de tous les citoyens est assurée <l 1 Je concours de la garde nationale.
» Le comité central .
- vssi . Billioray, Ferrât, Iîàbiek, Ko. Moreau, Ch. cpoxT, Vaiilin, Boursier, Mortier, uouhier, Lava-
^ettk, Jourde, Rousseau', En. Lullier, Blanchet, ^hollarj), Barroud, 11 . Drue sme, Fabre, Fougeret. »
Luc seconde
,,a tion.
déclaration complète l’exposé de la si-
RÉ PUBLIQUE FRANÇAISE Liberté , Egalité , Fraternité.
<( Citoyens,
>f Vous nous avez chargés d’organiser la défense de <iPi s et de vos droits.
. h Vous avons conscience d’avoir accompli celte mis-
Jiü LA COMMUNE
sion aidés par votre généreux courage et votre ad mi' rable sang-froid.
» Nous avons chassé ce gouvernement qui nous trahissait.
» A ce moment notre mandat est expiré et nous vous le rapportons, car nous ne voulons pas prendre la plue 6 de ceux que le souffle populaire vient de renverser.
» Préparez donc, et faites de suite vos élections cour munales et donnez-nous pour récompense la seule q uC nous ayons jamais espérée, celle de vous voir établir la véritable République.
» En attendant, nous conservons l’IIôtcl-de-Vilte au nom du peuple français.
» Ilôtel-de-Ville de Paris, le 19 mars 1871.
» Le Comité central de la Garde nationale. »
Pauvres amis, vous ne vîtes ni les uns ni les autreque nulle déclaration n’était plus éloquente que la révolution terminant son œuvre par la victoire q ul assurait la délivrance — on avait tant tourné la tête vers 89 et 93 qu’on en parlait encore la langue.
Mais Versailles parlait un bien plus vieux langage encore, s’essayant à des airs de cape et d'épée sou s lesquels perçait le guet-apens.
La province d’abord lit bon marché des mensonges» peu à peu, goutte à goutte ils s’imprégnèrent dans les esprits jusqu'à ce qu’ils en fussent saturés.
Le gnome de Transnonain mettait le temps à profit-
Il est curieux d’indiquer quelques-unes des proclamations de cet homme néfaste.
Celle aux employés d’administration, s explique sa -
détours.
« Diaprés l’ordre du pouvoir exécutif vous êtes invités à vous rendre à Versailles pour vous mettre » sa disposition.
LA G OHM ONE 147.
Par ordre du gouvernement, aucun objet de correspondance originaire de Paris ne doit être acheou distribué.
n Tous les objets de cette origine qui parviendraient votre service en dépêches closes de Paris ou auraient devront être invariablement expédiées sur
brailles. »
bu vertu de cet ordre exécuté par les postes de prov iuce, M. Tbiers accusa plus tard la Commune d'intcrc cpter les lettres.
be Journal officiel de Versailles, expédié d’un bout a buutre de la France, contenait cette appréciation.
« Le* gouvernement; issu d'une assemblée nommée ï Jar le suffrage universel a plusieurs fois déclaré qu’il Voulait fonder la République.
n Peux qui veulent la renverser sont des hommes de désordre, des assassins qui ne craignent pas de semer Mpouvanie et la mort dans une cité qui ne peut se jB&uver que par le calme et le respect des lois.
>J Ces hommes ne peuvent être que des stipendies benne mi ou du despotisme. Leurs crimes, nous Léserons, soulèveront la juste indignation de la populatio 'i de Paris qui sera debout pour ieur infliger le châtiment qu’ils méritent.
» Le chef du pouvoir exécutif.
» A. Thiers. »
ba dépêche de ce vieux bourgeois enragé à la mairie de Rouen est plus explicite encore. Ayant fui Paris, lf Voulait l’assassiner tranquillement chez lui comme Pierre Bonaparte tuait en chambre.
■ < ( Versailles, 19 mars 1871, 8 h. ‘>o du matin.
» be président du conseil du gouvernement, chef du Pouvoir exécutif, aux préfets, généraux commandant les divisions militaires, premiers présidents des cours
d’appel, procureurs généraux, archevêques et évêques. •
» Le gouvernement tout entier est réuni à Versai!' les, l’assemblée s’y réunit egalement.
» L’armée au nombre de 400,000 hommes s’y e 5 ' concentrée en bon ordre sous le commandement du général Vinoy.
» Toutes les autorités, tous les chefs de l'armée y sont arrivés, les autorités civiles et militaires n’exécuteront pas d'autres ordres que ceux du gouvernement régulier résidant à Versailles, sous peine d’être considérés comme en état de forfaiture.
a Les membres (le l’assemblée nationale sont invités à accélérer leirr retour pour être présents à la séance du 20 mars.
» La présente lettre circulaire sera livrée à la publicité;
» Le chef du pouvoir exécutif.