‹ Louis Michel La Commune 1898Chapitre 48 sur 68 · HR · texte numérisé non relu

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désavoué par les consciences, il voulut en imposer par la terreur.

Près d’un an après la Commune, le 22 février, à sept heures, les poteaux de Sa tory furent de nouveau ensanglantés. Lagrange, llerpin Lacroix, Verdâgiier, trois braves et vaillants défenseurs de la Commune, payèrent de leur vie comme tant d J aut res la mort des deux généraux Clément Thomas et Lecomte que Hei*

pin Lacroix avait vendu sauver et <|ii i avaient prépare eux* mêmes leur fatalité.

Le 29 mars, Préau de Yedel; le 30 avril» Genton, se traînant sur des béquilles à cause de ses blessures, mais fièrement debout au poteau.

Le 25 mai, Serizier, Bouin et Boudin, pour avoir pendant les jours de mai tué un individu qui s Opposait à la défense.

Le f> juillet, Baudouin et Bouillac pour l'incendie de Saint- 15 loi, et la lutte devant les barricades.

Arrivés au poteau, ils brisèrent les cordes et luttèrent contre les soldats, ils furent massacrés comme des bœufs à l’abattoir.

— C’est avec cela qu'ils pensaient, dit i’otlicier qui commandait, en remuant du bout de la botte les cervelles répandues à terre.

Comme s’étaient amoncelés les cadavres on entassait les condamnations; après le délire du sang il y avait le délire des jugements. Versailles crut faire avec l a terreur le silence éternel.

Des écrivains furent condamnés à mort pour des aiticles de journaux : ainsi Marotcau, condamné h mort pour des articles de la Montagne.

La profession de foi de ce journal n était q« c l’exact compte-rendu des faits. Maroteàu y disait en parlant de la réaction :

« Quand ils sont à bout de mensonges et de calomnies* quand leur langue pend, pour se remettre ils se

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Rompent le nez dans l'écume du verre de sang de ma- ^iiioiscile de Sombreuil.

n Us sortent de sa tombe le général Hrca, agitant le Sü; Ure de Clément Thomas.

11 \ ous parlez de vos morts, mais comptez donc les j^tres. Compère Cavre. retrousse La jupe pour ne pas ^ franger de rouge et entre, si tu l’oses, dans le charfi * er de la révolution.

" 1-cs tas sont gros.

11 Voici Prairial et Thermidor, voici Saint-Merry, ^usnonain, Viquetonne.

Que de dates infâmes et que de noms maudits! n Et sans remonter si haut, sans fouiller la cendre ans passés, qui donc a tué hier et qui tue encore ^jourd’hui ?

Oui donc a enrôlé Charette et l’ail ly ? qui donc a J| Utu Je rappel en Vendée, lancé sur Paris la lîreta-

Sue?

, ” Qui donc a mitraillé au vol un essaim de fillettes

a ^euiüy?

J®. Bandits !

w Mais aujourd'hui c'est la victoire, non la bataille l ll > marche derrière de drapeau rouge. La ville entière

° s t levée au Son des trompettes. Nous allons, vau- | 0|JI ‘s, aller vous prendre dans votre nid, vous apporer tout clignotants à la lumière.

y La Commune vous met ce matin en accusation, mk serez jugés et condamnés, il le faut!

11 Heindrech passe ton couperet sur la pierre noire, ï Oui !

, >J En fondant la Montagne , j'ai fait ie serment de .^usseau et de Marat : mourir s'il le faut, mais dire

14 Vérité.

-le le répète, il fauL que la tète de ces scélérats l °Uibe! » » Gustave Maroteau. »

Oui donc s’étonnera il qu'on se fût indigné des

mes de Versailles? e

Le numéro i9 de la Montagne (presque le dernier»^ journal, je crois, n’en ayant eu qu’une vingtaine) e®. le verdict de mort de Maroteau, qu’on n’osa ccpeu a exécuter. 11 fut commué aux travaux forcés a 1 hM| u tuité, il me reste de cet article, les passages incrinii 11 ^. C’était après le refus, de Versailles d’échanger llla^O Contre 1 archevêque de Paris et plusieurs prêtre**

La Montagne n° 19, par (îustave Maroteau-

.MON SC SUN EUR i/ABCIÏEV ÈQUE DE PARIS

« En 1848 ; pendant la bataille dé juin, un prélat

fut

tué, sur une barricade : c’était monseigneur

A lire, ar '

chevôque tie Paris. . e

» 11 était monté là, dit-on, sans parti pris, en a P*j^ r prêcher l’évangile, pour lever du bout de sa crosse 1 le canon fumant des fusils. ^ •

» Cette mort excusait pour elle les craintes de E a )*^ gnac. On feignit de trouver dans les mains qui saigu a ’ e sous le fer du bagne des lambeaux de robe violette*^ » C’était faux! on ignore encore aujourd'hui de <ï u coté vint le coup. On ne sait pas si la balle parta' fusil d’un soldat ou de la canard (ère d’un insurge,

» Les républicains baissèrent la tête comme des 11,a dits sous cette aspersion de sang bénit. , .

» I /instruction nous a rendus sceptiques; c’èst h * nous ne croyons plus à Dieu, la Dévolution de '/g athée, notre République a un bouquet d’immorte

au corsage, ^

» Notre grand acte de travail proscrit les pare

et les parasites g

» Partez, jetez vos frocs aux orties, retroussez A( manches, prenez l'aiguillon, poussez la charrue: cMyv ter aux bœufs est mieux que des psaumes.

» Et ne me parlez pas de Dieu, le croquemitaino 11

la commune

n °tts effraie plus, il y a trop longtemps qu’il n’est plus

^ l,e prétexte à pillage et à assassinat.

* C'est au nom de Dieu que Guillaume a bu h plein Cas que le plus pur de notre sang, ce sont les soldats du pape qui bombardent les Ternes, nous biffons Dieu.

J) Ces chiens ne vont plus se contenter de regarder e * évêques, ils les mordront. Nos balles ne s'aplatiront Pas S u r les scapulaires; pas une voix ne s’élèvera pour ! l0 Us maudire le jour où l'on fusillera P archevêque

D.ï nh* i

Nous avons pris Darbois comme otage et si on ne *°us rend l»as Blanqui} il mourra.

u ha Commune l’a promis; si elle hésitait, le peu- I )le tiendrait te serment pour elle et ne l’accusez pas.

h — Que la justice des tribunaux commence, disait ® a nton au lendemain des massacres de septembre et Cc hc du peuple cessera.

» Ahî j'ai bien peur pour Monseigneur l'archevêque

Paris.

» Gustave .Ma hôte au. »

karaté au .avait écrit au premier numéro de la Mon- Q ?ne, j’ai fait le serment de llousseau et de Marat: Courir s'il le faut, mais dire la vérité, dette vérité était ^ P était impossible dans les circonstances horribles Cr éées par Versailles d’écrire comme d’agir autrement.

Il est étrange qu'à l’instant où je citais les paroles

Rousseau, dont Marbteàu s'était fait une loi, on ou-

'Dut les cercueils de llousseau et de Voltaire pour sas-

Sür cr si leur dépouille aujour i’bui vénérée y gît encore .

Gui, elles y sont, la tête de Voltaire nous rit au nez

son rire incisif, pour avoir avancé, si peu. Le s piolet te de llousseau calme se croise les bras. .

Maroteau fut condamné surtout pour avoir dit la vé- Gté, mais pour lui. comme pour Cyvoct vingt ans après

cjait

on n’osa exécuter la sentence commuée aux travail* forcés à perpétuité; il fut envoyé au bagne de 1 île^ 01 ^ Mamleau, malade de la poitrine, avant son dep& r ' mourut le i8 mars 1875 ù. l’Age, je crois, de 27 11 avait une maladie de poitrine qu'il traînait près de six ans, mais la lin était venue, on atten

sa mort dès le 10 mars, l’agonie étant commencée.

Tout à coup îl se soulève et s’adressant au medecn

— r f La science, dit- il, ne peut donc pas me faire vi

jusqu'à mon anniversaire, le 18 mars ?

— Vous vivrez, dit le médecin qui ne put cacn

une larme. »

Maroteau en eiVet mourut le 18 mars.

Longtemps ses yeux parurent vivants regardant a fond de l'ombre venir la justice populaire.

Alphonse Humbert fut également condamné aux t rtl vaux forcés à perpétuité pour des arlic es de jjournâ 11 ^ Ou prétendit que le n°du Père Duchêne du 5 avril» ;l ' iL

provoqué l'arrestation de Chaudey dont il n’claii- p meme parlé dans lés passages incriminés. En voici <j Mt ques fragments.

« L'est la première fois que le Père Duchêne lait 11,1 post-scriptum à ses articles bougrement patriotes- , ^ » C’est aussi que jamais le Père Duchêne n’aura é si joyeux oui, nom de noms.

o Comme les affaires de la sociale vont bien et conin 1 ® les jean-foutre de Versailles sont foutus plus que J a

mais.

» Enfin tous les voeux du Père Duchêne sont combU 6 ’ et il peut dès à présent mourir.

» Les battements de son cteur auront pour la 3 e t° J3 en moins de 15 jours salué la Révolution sociale trio* 11 phanie.

o Et savez- vous pourquoi le Père Duchêne est si lent bien qu'il y ait eu aujourd’hui une centaine L bons bougres de ses amis de tués?

» C'est que malgré toutes les excitations dès mauv ais jean-foutre, nous avons été attaqués les premiers Par les hommes de Versailles.

» Ce sont eux, j’eh appelle <\ la juste Histoire de l’an 79 de la République française, ce sont eux qui ont Ouvert la guerre civile,

» Il va il est vrai des patriotes qui sont morts pour le salut de la nation,

» Gloire à eux !

» La nation' est sauvée !

Et l’honneur de la race future est sauf comme le

nôtre.

» Nous baiserons vos plaies, à patriotes qui êtes niorts pour la nation et pour la Révolution sociale.

» Et nous nous souviendrons que la couleur du drapeau congé a été rajeunie dans votre sang. »

Le Père Duchêne, 5 avril 1871.

Rochefort fut condamne à la déportation dans une enceinte fortifiée, aussi pour des articles de journaux, mais surtout pour la part immense qu'il avait eue ;i la chute de l'Empire.

I^s articles parus après les premiers bombardements dans le Mol d’ Ordre avaient exaspéré Versailles.

« Le Mot d’Ordre a été supprimé par le fuyard Vinoy, aujourd’hui grand crachat de la légion d'honneur, sous prétexte que mes collaborateurs et moi prêchions la guerre civile. La circulaire Dufaure nous apprend que désormais les journaux seront punis quand ils prêcheront la conciliation. Les misérables écrivains qui trouveront mauvais que les femmes soient renversées par des obus dans les avenues qu’elles traversent pour aller luire leurs provisions et qui proposeront un moyen quelconque, hU il excellent, de faire cesser les hostilités sont dès aujourd’hui assimilés par le ministre de la justice versaillaise aux criminels les plus endurcis.

» 'Vous êtes parti pour Versailles, mais votre père

LA COMMUEE

est. resté à Paris, le jour ou vous apprenez qu’une bombe; venue du Mont- Val érien a pénétré dans sa chambre et l’a coupé en deux dans son lit. Vous devez demander à grands cris la continuation de la guerre civile sous peine d’être considéré par l'honnête Dufaurc comme un ennemi de la propriété et même de la famille.

» Nous 1 avons remarqué souvent, il n’y a que les modérés pour être impitoyables. Si encore ils n’étaient que féroces, mais ils sont stupides, c’est du reste ce qui nous sauve. Pas un des soi-disant ministres qui ont assisté à l’élaboration du manifeste qui fait aujourd’hui la joie de tous les amis de la franche gaieté n’a songé que la province à qui il est adressé allait s’écrier comme un seul département:

» Comment ! Voilà, un mois qu’ils éventrent Paris, qu’ils trouent les monumeuts publics et les propriétés privées, et si par hasard quelqu’un avait l’idée de leur faire observer qu'en voilà peut-être assez, ils déclarent d’avance que ce criminel sera puni selon la rigueur dos lois. Ce ministère-là a donc été recruté dans les cages du jardin des plantes?

» Henri Roche fort. »

Ij*s deux fragments suivants surtout; al! limèrent le? colères de Versailles.

« Blanquî condamné à mort par contumace est découvert et arrêté, soit. Il ne reste plus au gouvernement qui l’arrête qu’à le conduire devant ses juges [pour ly faire juger contradictoirement. Mais les amants de la légalité casernes à Versailles ont trouvé pins commode, après avoir refusé à leur prisonnier même le conseil de guerre auquel il a droit, de le calfeutre** dans un cachot quelconque et de l’y laisser tellement au secret que personne ne sait dans que! le prison on le détient, et s’il y est mort ou tout simplement moribond.

Voilà qui passe toutes les bornes de la folie furieuse. ■ :i loi qui autorise cette chose monstrueuse et inutile, f lUon appelle le secret n’a jamais- à aucune époque ci s °ns aucun pouvoir quelque féroce qu’il fût, permis ^ suppression, c'est-à-dire la disparition de l’accusé, ^lui-ci doit toujours être représenté, dit le code, à la lumière réquisition de la famille, afin qu’il soit consolé au besoin qu’il n'a pas été assassiné dans sa pris °n par ceux qui auraient intérêt à sa mort.

» Or, à la lettre si touchante de la sœur de Jïlanqui ^mandant sinon à voir son frère, du moins à savonnas quel tombeau et sous quelle pierre sépulcrale les béliers vorsaillais avaient bien pu l’ensevelir vivant, * c .jurisconsulte Thiers, ilanqué dü jurisconsulte J)uuiure. a répondu qu’il refusait toute communication av ec son détenu et tout renseignement sur sa situation *|§nt que l’ordre fût rétabli.

» Eh bien ! Et l'article du code qui est formel et la que vous invoquez à tout bout de champ et que Vf, us reprochez tant de «iécon naître au gouvernement Ue 1T1Ô tel -de- Ville? il n’y a pas deux façons d’appréc *er la conduite de M. Thiers à l’égard de Hlanqui : ‘ (i cas a été prévu par les législateurs, elle constitue 1° fait qualifié crime, et la réponse du clief du pouvoir Exécutif à la demandé; de la famille le rend tout boniment passible des galères.

» H. Koghefort. »

If autre fragment frappait plus encore peut-être en plein cœur bourgeois, il s’agissait de ce trou à rais de la place Saint-Georges que le premier soin du vieux &npmc fut de faire, aux frais de l’Etat, rebâtir comme ü n palais.

Le Mot d' Ordre du 4 avril publiait cette juste appiéciatipn.

« M. Tbiers possède rue Saint-Georges un merveil-

LA COM MUX E

leux hôtel, plein d’œuvres d’art de toutes sortes.

maisons d un formidable rapport et M. .Iules Favi’6 occupe, rue d’Amsterdam, une habitation somptueuse qui lui appartient. Que diraient ces propriétaires h" 111 ' mes d’Etat si. à leurs effondrements le peuple de 1 ,{1 ' ris répondait par des coups de pioches et si. à chaq lie maison de Courbevoie touchée par un obus, on abattait un pan de mur du palais de la place S:u ot-Cïcorges

ou de i’bùtei de la rue d’Amsterdam ?

» II. ItoCHEFOKT. 11

Un peu de granit émietté pour sauver tant de poitrines humaines était un crime si grand pour les pos> ,; " dés de Versailles, que leur haine n’avait pas de 1» >rnCS quand la vérité leur cinglait la face.

Il fut d'abord question d’envoyer Rochefort à u ,lC cour martiale, puvs d arrêter scs enfants qui, d'abord cachés par le libraire de la gare d’Arcachon à Pan 5 ? furent emmenés par Edmond Adam.

La rage de Eoutriqùet Versailles momentanément apaisée par les condamnations à mort, au bagne, & * a déportation des membres de la Commune; la rccon 5 ' traction plus belle de sa maison; il avait réfléchi (J u< | si elle n’eût pas été démolie. l’Etat ne la lui aurait p aS reconstruite, et comme il attribuait à l’article de H°' chefort une grande part à cette démolition, il désii’ 1 ' 1 qu'on se contentât, pour des articles aussi criminel 5 » de la déportation aux antipodes, ce qui ferait échd ct si mansuétude. Donc le 20 septembre 187 1. Uochefoi’L Henri Maret et .Mou rot, comparurent sous les lormidû' blés accusations qui suivent :

Journal frappé de suspension, — fausses nouvel l^ 5 publiées de mauvaise foi et de nature à troubler l tl pais: publique, — complicité d’attentat avant pour but , d’exciter à iia guerre civile, complicité par provocaü 011

; iu pillage et à l’assassinai, ! — offenses envers le chef fin gouvernement! — offenses envers l'assemblée nationale ! i

Le président Merlin prit à partie tous les articles du Moi d’Ordrç, celui du 2 avril prévenant FoutriqueL que

on emploiera contre lui tous les engins mortifères qu’on pourra inventer, celui du 3 quitraitede guignols les membres du gouvernement, ceux sur Plan qui , sur la maison de la place Saint-Georges, sur la colonne, de façon à épouvanter Gaveau, prononça le réquisitoire : sus hallucinations ne réussirent qu a la déportation perpétuelle, enceinte fortifiée pourltochefort.

Mourcau, secrétaire de rédaction, à la même perpétuité déportation simple.

Henri Maret, à cinq ans de prison.

Lockrpy ayant poussé un peu trop loin une promenade en dehors Paris, fut gardé en prison à Versailles jusqu'à l'entrée des troupes. Foutriquet lui avait donné à choisir entre , cette prison et son siège de député inviolable à l’assemblée, il avait préféré rester.

Madame Meurice qui vint me voir en prison me dit que son mari avait été également incarcéré.

Versailles aurait voulu arrêter toute la terre. Quelques jours après le jugement de i loche fort , Gave m que toutes les idées remuées devant lui avait achevé de détraquer devint tout à fait fou.

On jugea des petits enfants, les pupilles de la Commune; ils avaient huit ans, onze ou douze ans, les plus grands quatorze oa quinze.

Combien moururent, en attendant là vingt-un ième année dans les maisons de correction !

Comme l’Angleterre, h Suisse, refusa de rendre les fugitifs de la Commune; elle garda llazoua que réclamait Versailles; la II mgrie refusa de rendre Frankel. Roques de Kilhol, nuire de Puteaux, homme intègre, fut condamné au bagne, peut-être par dérision!

Fontaine, directeur des domaines sous ta Commune, d'une lion né te té absolue eut vingt ans de travaux forcés pour des bibelots perdus dans l’incendie des Tuileries: l’argenterie et les censr.$ objets d’art de la maison Thiers furent retrouvés au garde-meuble et dans

les musées, ils avaient été surfaits et n’avaient comme

art nulle valeur.

La dernière exécution à Sa tory eut lieule22 janvier 1873. Philippe, membre de la Commune, lïenot et Decamps pour avoir participé à la défense de Paris par 1 incendie des Tuileries.

Ils tombèrent en criant : Vive la révolution sociale? vive la Commune!

Jti

Kn septembre avaient été fusillés pour faits semblables. Lolive. JJemvelleet Deschamps: A bas les lâches! crièrent-ils en tombant, vive la république universelle j

Comme elle paraissait belle debout au poteau où l’on mourait pour elle.

Satory pendant ces deux ans but du sang pour qui? la terre en filfc arrosée.

•ri-

! .a Commune était morte, mais la révolution vivait. Cette incessante éclosion de tous les progrès dans lesquels à chaque époque a évolué l’humanité, compose d’âge en âge une forme nouvelle.

‘ Le 4 décembre, Lisbonne se soutenant à peine sur les béquilles, qu'au bagne il traîna dix ans. comparut devant le conseil de guerre, qui le condamna à mort; la peine fut commuée en une mort plus lente, les travaux forcés à perpétuité dont il sortit pourtant.

Puis Heurtebise, secrétaire du Comité de salut public.

Tous <*eux qui avaient écrit contre Versailles furent recherchés.

Lepelletier, Peyrouton, eurent des années de prison.

Si nous eussions voulu, nos jugements eussent p u

^re annulés, les conseils de guerre se servant sans J non changer de feuilles imprimées, sous l'empire. 0,1 nous nous trouvions inculpés d’après le rapport et es conclusions de m. lf. commissaire impérial!

Mais les conseils de guerre étaient la seule tribune

° u l’on pût acclamer la Commune devant, ses meurtriers (J t ses détracteurs, et nous ne chicanions pas,

tàifiu le H décembre je reçus mon assignation pour e 46 courant à H h. i/2 du matin. En voici copie, avec ^ formule déjà citée .M. le commissaire impérial.

remit u le n° JO

PREMIÈHE DIVISION MILITAIRE

Articles 108 et 111 du Code de justice militaire

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