‹ Louis Michel La Commune 1898Chapitre 65 sur 68 · A P P E X DI CE · texte numérisé non relu

A P P E X DI CE

Nous sommes Communistes, parce que le Communisme est la négation la plus radicale de la société que nous voulons renverser, l’affirmation la plus nette de la société que nous voulons fonder.

Parce que, doctrine de 1 égalité sociale, elle e^t plus que toute doctrine la négation de la domination bourgeoise, l'affirmation de la Révolution. Parce que, dans son combat contre la bourgeoisie, le Prolétariat trouve dans le Communisme l’expression de ses intérêts* la règle de son action.

Nous sommes Révolu l in a a a ires, autrement Commu-

neux, parce que voulant la victoire, nous en voulons les moyens. Parce que, comprenant les conditions de ia lutte, et voulant les remplir, nous voulons la plus forte organisation ne combat, la coalition des efforts, non leur dispersion, mais leur centralisation.

Nous ^sommes révolutionnaires, parce que pour réaliser le but de la Révolution, nous voulons renverser par la force une société qui ne se maintient que par la force. Parce que nous savons que la faiblesse, comme la légalité, tue les révolutions, que l'énergie les sauve. Parce que nous reconnaissons, qu'il fout conquérir ce pouvoir politique que la bourgeoisie garde d'une façon jalouse, pour le maintien de ses privilèges. Parce que

dans une période révolutionnaire, où les institutions

de ia société actuelle devront être fauchées, la dictature du prolétariat devra être établie eL maintenue jusqu’à ce que, dans le monde affranchi, il n'y ait plus que des citoyens égaux de la société nouvelle.

.Mouvement vers un monde nouveau de justice et d’égalité, la Révolution porte en elle -même sa propre loi et tout ce qui s’oppose à son triomphe doit être écrasé.

Nous sommes révolutionnaires, nous voulons la Commune. parce que nous voyons dans la Commune future.

Page 1