‹ Louis-Napoléon Bonaparte et la Révolution de 1848Chapitre 127 sur 149 · Dan. .Stern. — Rap/torl île la Commission d'Enquèle · texte numérisé non relu

Dan. .Stern. — Rap/torl île la Commission d'Enquèle

UgS LOUIS-NAPOLÉON BONAPARTE

les gouvernemenls s'imaginent toujours découvrir des conspirations autour d'eux quand ils ne sont plus d'accord avec le pays. Celle-ci est Aaste. Dans la Vaucluse, à Saint-Etienne, à Rive-de-Giers, les ouvriers prennent la route de Paris (i). ALisieux, à Chartres, à Fécamp, à Saintes on annonce que Louis-Napoléon, nommé empereur, marche sur Paris à la tète de quarante mille hommes (2). Dans le Morbihan, dans le Finistère, on dit que Cavaignac a été tué et que Bonaparte est élu président de la République. Dans les Ardennes, même effervescence ; là, la propagande est visible, on distribue des proclamations et des appels aux armes (3). A Nîmes, à Toulouse, où les querelles sont religieuses (4), l'entliousiasme semble naître de lui-même. Les protestants comme les catholiques crient : « Vive l'Empereur ! » (5). Ce cri étonne à Paris. La Commission d'enquête, qui a l'ait l'impossible pour découvrir la trace d'un complot, avoue son incompréhension. — Il était facile de comprendre. En 1814 et en i8i5 c'est au cri de « Vive l'Empereur ! » que les protestants, écrasés par la Terreur Blanche et une horde de prêtres indignes de leur mandat, se sont défendus. Bien des catholiques libéraux comprirent ensuite leur erreur et se réconcilièrent au même cri. Il revenait tout naturellement. L'Empire avait mis les adversaires d'accord en permettant toutes les religions, toutes les églises, mais en empêchant la politique des divers clergés par l'intérêt qui se concentrait naturellement autour d'un pouvoir supérieur.

A Paris, à la barrière de la Chopinette, aux Buttes-

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