‹ Louis-Napoléon Bonaparte et la Révolution de 1848Chapitre 39 sur 149 · Lamartine, déjà cité, t. H · texte numérisé non relu

Lamartine, déjà cité, t. H

."}. Voir dans la Correspondance de George Sand, t. 111, p. 19, la lettre à Lamailine.

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convenir, pour se mettre d'accord, que le libéralisme est surtout un mot. Ce n'est pas le peuple qui vient donner des ordres c'est, selon lui, une tourbe innommable, — et il ne refuse pas son obéissance, oubliant que l'on cède rarement une fois sans avoir à céder une seconde, surtout quand la force manque et interdit l'arrêt. — Une bande nouvelle apparaît vite, et qui n'est pas le peuple davantage, si Ion en croit toujours le poète, expert à rejeter tout le peuple qui ne répond pas à la conception qu'il s'en fait, l'admettant comme principe idéal, le refusant en tant que réalité : « Ces masses se composaient surtout des anciens membres des sociétés secrètes, armée de conspirateurs de toutes les dates depuis i8i5, des révolutionnaires sans repos trompés dans leurs espérances en i83o par la révolution même qu'ils avaient faite et qui leur avait échappé, enfin des combattants des trois jours dirigés par les comités du journal la Réforme el qui avaient espéré que le gouvernement appartiendrait exclusivement à ceux à qui appartenait une si grande part du sang et de la victoire. A trois ou quatre mille hommes animés de ressentiments et d'ambitions politiques, se joignaient, mais en petit nombre encore, quelques adeptes socialistes et communistes qui voyaient dans l'explosion de la journée l'aurore d'ime mine chargée sur les fondements mêmes de l'ancienne société et qui croyaient tenir dans leurs fusils le gage de leur système et la rénovation de l'humanité (i). » Ce peuple si mêlé se trouvait contenu par Charles Lagrange, autre petit dictateur qui s'était nommé lui-même gouverneur de l'Hôtel de Ville (2) ; l'air hagard, portant déjà sur

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