‹ Louis Philippe et la Contre-révolution de 1830Chapitre 15 sur 84 · XII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XII INTRODUCTION

nérale du royaume, j'ai salué avec joie son avènement au trône, j'ai cru à la reconnaissance, à la sainteté des sermens , à la royauté citoyenne. Lorsque, dès après le 7 août, des patriotes plus ombrageux ou plus clairvoyans que moi signalaient déjà la contre-révolution au berceau, je défendais Louis-Philippe contre leurs prévisions , et long-temps encore j'ai combattu pour convertir plutôt que pour renverser les hommes et la politique du 7 août1. J'adjurais chaque jour les premiers adversaires de la monarchie nouvelle de laisser à cette monarchie le temps de se constituer, et de ne point amasser leurs rigueurs sur un pouvoir naissant que je ne considérais encore que comme la matière brute d'une organisation prochaine.

Telle était aussi la pensée des amis les plus illustres et les plus dévoués de la révolution de juillet. Est-ce à dire que ces grands patriotes eussent abandonné les vrais principes? Eh mon

1 Voir le Courrier des Electeurs d'août et septembre i83o.

Page 1