‹ Louis Philippe et la Contre-révolution de 1830Chapitre 20 sur 84 · XVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVIII INTRODUCTION

qui soutenaient sa cause. Je me rappelle les immolations de 1 8 1 5 , et combien peu de voix , au dedans et au dehors de la législature , s élevèrent alors contre les oppresseurs ! La France est fatale à la tyrannie , cela est vrai, mais il a fallu jusqu'ici que cette tyrannie fît de longs progrès pour que la France lui résistât. Ce reproche est dur, mais qui écrit pour sa patrie doit avoir le courage de lui dire la vérité , au risque même de lui déplaire.

Le 5o juillet, la monarchie et la république étaient en présence. La monarchie avec ses vices de tous les temps , la république avec ses violences de quelques mois. C'est alors que l'idée d'un trône populaire et républicain ayant été jetée sur la place publique, la confiance nationale adopta cette forme insolite , comme type d'un gouverne* ment permanent. On crut par ce moyen échapper également aux crimes inhérens à la royauté et aux excès d'un régime qui ne fit que passer et n'eut de la république que le nom.

Ce fut sur cette base , acceptée au milieu de»

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