INTRODUCTION. XXXIX
Je ne sais plus quel girondin disait en sortant du tribunal révolutionnaire : « Je meurs le jour * où le peuple a perdu la raison , vous mourrez le » jour où il la retrouvera. » Plus de mort , plus dechafaud : la France de i83o s'est élevée au dessus de la loi du talion. Mais disons que le jour, et ce jour n'est pas loin, où nos compatriotes s'affranchiront d'une ridicule frayeur, sera le terme obligé de toutes les existences éphémères qui paralysent la révolution de juillet et le jeu du gouvernement représentatif. C'est vers ce jour réparateur que doivent se porter toutes les préoccupations. Mais si la France ne se tenait prête à exercer alors la grande juridiction qui lui est réservée , la révolution de juillet aurait disparu , et il ne resterait plus à la patrie qu'à baisser le front dans la poussière doctrinaire.