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( Page xxvin de l'Introduction.) PROTOCOLE SECRET ARRETE AU CONGRES d'aIX -LA-CHAPELLE.
« Conformément à la réserve insérée clans le protocole du Ier octobre , les ministres et les plénipotentiaires des cours d'Autriche , de la Grande-Bretagne , de la Prusse et de la Russie se sont réunis en conférence , pour discuter les grands intérêts que les hautes parties contractantes ont eus en vue , en stipulant les articles 5 et 6 du traité de la quadruple alliance du 20 novembre 181 5 , et pour délibérer sur les moyens d'appliquer les principes et les dispositions dudit traité à la situation dans laquelle , après l'évacuation du territoire de la France , le gouvernement français se trouvera placé avec les quatre puissances et les autres états; et , ayant examiné cette question par un échange de communications confidentielles , les ministres des cours d'Autriche, de la Grande-Bretagne, de Prusse et de Russie déclarent, 10 que tous les engagemens stipulés par le traité de la quadruple alliance du 20 novembre 181 5, sont conservés dans leur pleine force et valeur pour le casusfœderis et belli, tel qu'il est prévu et défini par ledit traité ; 20 que pour le casusfœderis , tel qu'il est ordonné dans le second paragraphe de l'art. 3 du traité du 20 novembre 181D, les hautes parties signataires du présent protocole , ensuite de leurs engagemens actuels, se concerteront , le cas échéant, dans des réunions particulières, entre les quatre cabinets , sur les moyens les plus propres à prévenir les funestes effets àJun nouveau bouleversement révolutionnaire dont la France serait menacée, se rappelant toujours que le progrès des maux qui ont si long-temps désolé l'Europe n'a été arrêté
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que par l'intimité des rapports et par la pureté des senti mens qui unissent les quatre souverains pour le bonheur du monde. »
A cette pièce il faut ajouter les instructions adressées por les cabinets étrangers à leurs ambassadeurs dans les différentes cours de l'Europe , après les résolutions prises au congrès de Carlsbad.
La circulaire diplomatique du cabinet de Berlin portait
par exemple :
« Les puissances de l'Europe qui ont réuni leurs efforts contre les boule versemens et contre les principes de la révolution française ; qui ont assis sur leur antique base la propriété et la légitimité, sont plus que jamais solidaires pour tout ce qui tient à leur tranquillité intérieure. Un pays ne peut être aujourd'hui révolutionné ou menacé de révolution , sans que les autres ne le soient ou ne craignent de Vêtre. Les ennemis de l'ordre social, dans les différentes contrées de l'Europe , sont les mêmes , non seulement par l'identité de leurs principes, mais encore par des communications intimes. Les premiers amis et protecteurs de l'ordre social . les souverains , ne peuvent se flatter de combattre leurs ennemis avec succès , s'ils ne sont unis dans un même respect pour les principes et dans de vigoureuses mesures pour les défendre. Ce n'est pas pour eux , mais pour les peuples; ce n'est pas par amour du pouvoir, mais par attachement pour la liberté , qu'ils doivent tout employer pour maintenir intacte leur autorité tutélaire , etc. »
ET U CONTRE-RÉVOLUTION DE l83o 3o5