INTRODUCTION
litique qui s'attache à ce débat, et qui me place, moi cliétif , devant si haut et si puissant adversaire. En politique, on ne pose point devant un homme, mais devant une opinion, un ordre d'idées et d'intérêts, un système; les individualités s'absorbent dans les principes. C'est donc le système de la royauté du 7 août qui, dans cette circonstance , vient se dérouler face à face avec le système des hommes de juillet, dont j'ai essayé de traduire les vœux et d'articuler les griefs. Seulement, dans cette lutte inégale, mon antagoniste joint à la force de sa politique la force morale de son caractère. C'est, en un mot, la double majesté du trône et de l'intelligence qui cite à la barre de la nation un des plus obscurs ^défenseurs de la liberté. D'autres s'effraieraient peut-être de cette royale singularité; moi je n'y vois qu'un appel à toute l'énergie de ma conscience. Un roi , ses ministres , ses conseillers , ses courtisans , ses écrivains me jettent le gant, je le relève; et, si une franchise inexorable peut , à leurs yeux , rehausser un adversaire , je leur promets un ennemi digne d'eux. En un mot, je suis provoqué, et comme