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maman ; le matin, comme à l’ordinaire, il allait quelques heures bâiller au lit de la Mailly.
Situation bizarre. Par moments, le Roi la sentait. Ce lien triple, impur (deux sœurs et une mère) lui donnait des scrupules, pas assez pour le rompre, assez pour n’oser communier. Il y avait des exemples de la colère de Dieu , de gens qui, mettant l’hostie à la bouche, ayant avalé leur jugement, étaient tombés roides morts. Cela lui donnait à penser. Six années avec la Mailly, il avait fort tranquillement communié. Mais ici, avec ce mélange, il eut peur. Rien ne put le décider à hasarder la chose.
« Le Roi a déclaré qu’il ne fera point ses pâques. Le grand prévôt lui demandant s’il toucherait les écrouelles (ce qui se fait après la communion) , il a sèchement répondu : Non » (Argenson 5 avril 1739).
Fait grave, de retentissement immense à Paris et partout. Barbier (III, 467) se demande comment le fils aîné de l’Église n’a pas dispense du pape pour faire ses pâques en quelque état qu’il soit.
Les ultramontains atlérés espéraient éluder et tromper le public en faisant dire une messe basse au cabinet du Roi, de sorte qu’on ne sût pas s’il communiait. « Le Roi dédaigne cette ridicule comédie. Il ne veut pas jouer la farce. Il échappe à son précepteur » (Argenson).