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le valet intime, suivirent le vent, tournèrent. La première girouette de France, Maurepas, tourna non moins vite. Il crut Fleury fini, et Chauvelin possible. 11 avait vaillamment aidé à la noyade de celui-ci, profité de sa chute. Ministre de Paris, et en môme temps de la Marine, il se trouva de plus comme un secrétaire de Fleury pour toutes les Affaires étrangères. Plus encore, son aller ego contre le parti Chauvelin, jansénistes et libres penseurs. En 1756, il accabla Voltaire pour les Lettres anglaises. En janvier 1739, il est changé ; il écrit à Cirey, il courtise Voltaire et l’assure de son amitié (Lettres de M m ' Du Chat. 125).
De graves circonstances arrivaient, la guerre presque certaine, donc Chauvelin, le seul capable de la soutenir. Elle éclatait déjà entre l’Espagne et l’Angleterre. La mort prochaine de l’Empereur allait la rendre européenne. Si Fleury restait là (c’est-à-dire l’impuissance et l’absence de gouvernement), un grand désastre était certain.
La Nesle ne perdit pas de temps. Aux premiers mois de 1739, sans faire bruit, et sous le couvert de sa sœur la Mailly, elle prit Louis XV comme on pouvait le prendre. Elle n’était pas belle, mais plus blanche que la Mailly, plus jeune que M"* de Toulouse. Elle ne coûtait rien et ne demandait rien, n’exigeait nullement que le roi renonçât à rien. 11 n’était pas moins assidu le jour chez la