LA FARCE EXPLIQUÉE
Un peu avant huit heures, j'entendis gratter à la porte vitrée de ma chambre, c'était Alexandre, Je t'apporte enfin le mot de l'énigme, me dit-il sur un ton théâtral !
—Misérable ! lui répondis-je, je ne sais à quelle sauce de dévorer, laïsse-moi allumer le gaz, Car je crains d’avaler des mouches, d'autres insectes peut-être, en te mangeant à la noirceur.
—ÂAyez donc des amis, reprend-il sur un ton câlin ; voilà près d’un moïs que je m'évertue à faire de toi un héros, un martyr, et tu me
récompenses par une débâcle d'injures: tu veux me dévorer ? Riel est-il changé en ogre ?
— V as-tu enfin aboutir avec tes explications ?
—Je ne suis venu que pour cela, et tu te fhches, tu m'engueules en arrivant.
— Dam ! me prends-tu pour un ange ?
—Oh ! pour cela non : et je suis sincère,
Après avoir allumé sa pipe, Alvxandre commença le récit qui suit :
Parlons d’abord de l'hôtel de Cacouna.
Rien n’était prémédité dans cette fumisterie. Lorsque vous fütes partis Dionne et toi, je demandai à ton ennemi Pat O’neil, pour faire rire mes compagnons à ses dépens, s'il avait suivi les affaires du Nord-Ouest ? À notre ébahisseraent, il nous raconta toute l’histoire de cette contrée depuis 1869, jusqu'à aujourd’hui, avouant franchement ses sympathies pour Riel, son aversion pour les orangistes, 11 me vint alors une inspiration, du ciel où de l'enfer ? je ne saurais dire, mais que je crains bien d’expier en purgatoire. Prenant mon Pat à part, je lui souflai dans le tuyau de l'oreille, en lui demandant la plus grande discrétion, que tu étais Louis Riel. À cette confidence, le petit singe se transforma ; sa mauvaise humeur isparut par enchantement, tout son être devint comme un petit paquet bien ficelé de plaisir et de bonheur. Cing minutes après, le meilleur de sa cave était 6étalé dans le petit salon.
Tu vois d'ici maintenant, pourquoi Pat te plombait de l'œil, se roulait à tes pieds, comme uue victime de Jaggernat Riel, pourquoi il te baisait les mains, ces mains glorieuses pour lui, rayonnantes du sang d’un ennemi.
Fin te conférant cette supériorité conven-
tionnelle nous décidämes de te la faire expier, ar tune série de surprises nouvelles. Notre
imagination eut vite fait. Nous décidons séance
tenante de te conduire chez papa Témiscouata,
— ur le père Dionne, toujours comme étant el.
Pouliot sachant les relations d'amitié qui existaient entre toi et Georges, craignait pour le succès de la tentative, mais Benjamin, neveu du pére Témisc, proposa de t'envoyér avec Cochu faire une visite au Saint-Sacrement, idée pieuse et méritoire, se faisant fort d'emberlucoquer la parenté pendant votre absence,
— Mais dis-moi, qui a payé notre écot à l'hôtel ? |
Personne : nous avons offert deux dollars à Pat. Au lieu de les accepter, il a voulu nous donner dix piastres pour venir en aide à Riel. Mais depuis, nous lui avons fait parvenir cinq piastres, gonflés que nous étions par la réussite de la farce.
—Parle-moi donc du tableau de l’église. En existait-il un réellement ? 4
Le tableau est de mon invention. J'aurais voulu que Cochu t'en fit la description dans le trajet de l'hôtel à l’église. (Ce tableau burlesque devait représenter le sacrifice d'Abraham :
gaac étant lié sur un bucher, Abraham le visait avec un fusil à pierre, qu'un ange faisait rater en laïssant tomber de l’eau d’un ‘robinet breveté par Dame Nature, dans le ‘bassinet ; mais Cochu's'y refusa, disant : “ Je connais Montpetit, il ne voudra pas croire à l'existence d'une pareille toile : il suffira que je lui parle d'un tableau de maître arraché des mains des van-
dales de France en 98, pour piquer s curiosité.”
Inntile de te dire que Cochn en te gardant à l’église pendant un quart d'heure, pour ton bien sans doute, nous a donné plus de tem ju'il ne nous en tallait pour mésmériser famille Dionne, à ton endroit et celui de Riel.
(Comment avez - vous réussi à mystifier Sreorge, lui qui me connaissait si bien ?
— En faisant les mystérieux : je le pris à l'écart et lui demandai s’il connaissait Mont-
luco- petit de Québec ?
| - —-$#apristi ! si je le connais, c'est un de mes ot à amis, dûr : c'est ça qui n’est pas peureux de suite, et puis de service. La dernière fois que T j'ai été en ville... tu me connais... il a ars eu soin de moi mieux qu'un frère. Mais est-il Ri « 4 avec vous autres Montpetit ? Il est peut-être pi | dans la voiture que j'ai vu gagner vers l'église. td J'aurais du plaisir à le voi.
ue Oui, Montpetit est avec nous, mais aujourd'hui Montoelit n’est pas Montpetit, En «Je ne te comprends pas.
| —Veux-tu me dire ce que ton père pense de raie Riel ?
8 le | — Comment ? Riel de Manitoba, on n'en les- pense rien, on se damnerait pour lui.
mn : Nous ne parlons pas de toi : tu es cansdiensait français de la plante des pieds à la pointe des ter | cheveux: il s'agit de ton père : qu'a-t-il dit, r'e- lorsqu'il.a vu Riel chassé de la Chambre ? Nous ais voulons le savoir, parceque nous connaissons n t- le père : quand un soulier le chausse, il dit ‘ cd ne me va. ” S'il prend un pli il le garde. Nous vouun lons savoir s'il a paru fayorable à Riel:ou s’il a
an - réprouvé sa conduite,
—Sapristi de saperlotte! mon père à ses défauts, c'est possible : il tient trop fort à ses écus : il a peut-être raison avec nn garnement de fils comme moi : mais il a aussi ses qualités : ah bien ! pas plus tard qu’hier, il a dit ici à table que l’occasion est venue de se montrer patriote : qu'évidemment, une lutte de race et de religion, nous menace, Riel a été chassé du parlement parce qu'il est français et catholique.”
Ma: pourquoi me faites-vous ces questions, j''r. ao. mêlez-vous le nom de Montpetit à Qui: Kiel?
Nous .llons te confier la chose en secret, te laissant à juger de ce qu'il faudra faire ensuite, Riel et Montpetit se ressemblent d’une façon étonnante : on dirait deux jumeaux. D'aucuns prétendent qu'ils sont cousins germains, enfants de deux sœurs jumelles; avec cela ils ont l’un pour l’autre une affection de frères. Fuyant la rage de ses ennemis, Riel s'est rendu à Québec où rencontrant Montpetit, ce dernier lui a conseillé de se réfugier parmi les populations essentiellement françaises de la rive sud, Riel a suivi cet avis et c'est ainsi que Montpetit qui est en ce moment à l’église n’est pas le Montpetit que tu connais mais bien...
—Quoi Louis Riel ?
—En personne, mon ami. On aurait pu t'abuser par la ressemblance, mais nous comptons sur ta discrétion. l'est entendu toutefois, que c'est toujours Montpetit, et lui-même, si tu lui parles, te soutiendra mordieus qu’il est Montpetit : Tu comprends, n'est-ce pas ?
Nom d’un chien, si je comprends, mais-j'en informe de suite mon père. ‘“ Sais-tu papa, que
Riel est ivi, à l’église, et qu'il hésite à nous venir voir ?
— Riel de Manitoba, le martyr national ?
—Lui-même M. Dionne, répondis-je : ser'ement, il ne s'appelle pas Riel mais Montne. t.
—Sous un nom où sons un autre, qu'il vie rue et il est roi et maître chez moi. Riel, douter que je sois son ami ? On se saignerait pour lui jus-
u'an cœur, jusqu'au dernier sou. George, va
ire à nos gens qu'ils ont congé en l'honneur d’un grand’ homme qui vient visiter ma maison, mesure leur deux gallons de whisky, afin qu'ils prennent part à la fète.”
“ Creorge avait à peine ce», l: temps de distribuer cette ration, lorsqu. C..hu et toi vous arrivez au moment le ; ‘.s ‘haud de leur enthousiasme. Je ne dirai pay que George n’a pas embrouillé ses lunette. d’an ou deux petits verres : mais ce que tu sais aussi bien que moi c'est qu'il était complètement aveugle, au point qu'ilt'a pris pour un masque. Ses larmes étaient sincères, sa générosité venait du rœur. Il faut lui en vouloir du bien.
“ Nous t’avons fait parler d: Nord-Ouest, croyant qu’en ta qualité de publiciste, tu devais être suffisamment renseigné sur ce territoire pour en tracer un tableau ressemblant, d'où se dégagerait la personnalité de Riel, de manière a convaincre les Dionne que tu étais bien l’homme, Mais tu nous en as parlé, comme si tu y avais passé toute ta vie, si bien que Cochu qui te connaissait moins bien que nous, nous a
demandé tout bas, d'un gran sérieux, si tu.
el.
n'étais pas vraiment Riel. Fouliot ne savait
trop qu'en dire: Benjamin se mit à rire : moimême, je te l'avoue, j'ai eu un instant d'hésita-
tion, C'était si ‘vif, si facile, si abondant : tu nous promenais si à l'aise dans les prairies, à travers les forêts, les lacs, les rivières dont tu disais les noms sans hésiter, que j'en étais tont ahuri. Dis-moi donc comment il.se fait que ce pays te soit aussi familier ?
ais monsieur Fraser, repris-je sur le ton de l’étonnement, vous avez dûü.comprendre mon rôle avant ce jour ; vous devez savoir à quoi vous en tenir sur ma personne, Vons connaissez M, Montpetit depuis vingt ans, vous n'avez jamais vu Riel, quivous dit que cette ressemlance dont vous parlez n'existe pas, qu'il n'y a pas méprise de votre part ?
Alexandre se levant sur ces mots me regarda bien en face : ‘“ Non, c’est impossible s’'écria-t-il : tu es Montpetit, non pas Riel. Dis-moi que je ne me trompe pas : es-tu Montpetit, mon ami de collège ? ”
—Vous êtes sérieux M. Fraser ?
—Sérieux, je le crois bien : vous cessez de me tutoyer ? Parlez alors ; vous pouvez avoir confiance en moi : si j'ai été l'ami de l'un, ne doutez pas de mon estime, de mon admiration pour l’autre.
Assez, repris-je, en partant d'un grand éclat de rire, me voilà en partie vengé, C'est bien la main de Montpetit que tu presses.
Tu me soulages, mon cœur .me le disait, mais avec toutes tes histoires du Nord-Ouest tu nous avais mis la cervelle à l'envers : tu nous avais tous plus ou moins dérontés, moi comme les autres.
“ Je poursuis mes explications.
“Les fendeurs ou scieurs de bois que tu avois vus à da porte de M. Dionne, mis en liesse par
LA
ant ;: tu airies, à dont tu is tont ‘que ce
» ton de re mon r À quoi onnaiss n'avez ressemqu'il n'y
regarda ria-t-il :
i que je 1on ami
‘ssez de »4 avoir l'un, ne uiration
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la distribution du whisky s6 dispersèrent par le pro nouvelle de ta présence fit trainée de poudre : C'est pourquoi tant de curieux se trouvèrent aux portes pour admirer ce personnage mystérieux qu'on appelait un grand homme,
Rendus chez Larochelle, il m'a suffi de souffler ton nor à l'oreille de Madame Larochello, pour qu'en moins de vingt minutes, tout le village fat informé de ta présence. Il me fut rius difficile de convaincre Larochelle, Ce n'est qu'à la veillée, au salon que je pus en venir à bout et encore, grâce à la jeune fille.
—De quelle jeune fille parles-tu ?
—Tu dois te rappeler qu’à un moment donné durant la soirée, Larochelle et moi nous t'avons fait venir auprès de la porte communiquant avec le passage et qui était entrouverte, que dès les
remiers mots sortis de ta bouche, une voix de emme se fit entendre disant avec un accent navré, ‘ c'est lui ! c’est lui ! ”
Oui, je m'en rappelle parfaitement : en montant à ma chambre un peu plus tard, et causant avec Larochelle, j'entendis encore la même voix répéter les mêmes mots, mais je ne m'occupai pas davantage, d’un incident qui devait m'être étranger.
—Etringer ? c'est là que tu feis erreur. Tu vas en juger de suite. La personne qui prononçait ces mots est une jeune fille de dix-huit ans, qui a connu Riel au Nord-Ouest. Elle lui portait un profond attachement. Souffrant d'une maladie grave, ses parents l'ont envoyée à la Rivière-du-Loup. Elle pensionnait chez Larochelle depuis environ un mois. Voyant
-qu'il doutait que tu fusses Riel, je lui proposai
de faire descendre Mile Lydia B …... c'est son nom, dans le passage et de t'attirer tont auprès de manière qu'elle entendit ta voix, ce qu'il accepta. Nous fûmes chercher Mile Lydia en la prévenant que nous voulions lui faire entendre la voix d'une personne qu'elle a bien connue, mais à l'insu de celte personne, Elle y consentit et l'épreuve eût lieu, à l'entière satisfaction de Larochelle, qui à partir de ce moment aurait pu jurer sur le salut de son me que tu étais bien et dûment Riel.
Cette jeune fille que tu dis l'amie de Riel a recounu dans ma voix, l'accent de Riel? Vas-tu te gausser de moi jusque là ?
—Laisse-moi donc dire. Cette jeun fille maladive, nerveuse, excessivement impressionnable était déjà intriguée du rôle qu'on lui demandait de jouer, Dans le trajet de sa chambre au salon, je trouvai le moye:, sans que Larochelle s'en aperçut, de lui dire tout bas ‘ C’est Louis Riel.” C'en fut assez, pour qu'avec cette disposition d'esprit, elle reconnut dans ta voix celle de son ami Riel.
C'est ni plus ni moins que diabolique. Cette jeune fille, l’as-tu dissuadée depuis ?
Dissuadée ? aie donc ! elle est plus convaincue
ue jamais. Elle me répétait encore aujourd'hui, il n'y a qne quelques heures. ‘ C’est lui! oui c'est bien lui !
Où l'as-tu rencontrée aujourd’hui ?
— Dans les chars, elle est venue avec nous de la Rivière-du-Loup.
—ÆEt tu ne m'a pas présenté, tu ne me l'as pas fait voir ?
— Que si, je te l'ai fait voir et si bien que tu ne l’oublieras peut-être jamais. Quand je t'ai
C'est rar tout voix, ce le L dia ui faire le à bien e, Elle l'entière ir de ce | de son
e Riel a | Vas-tu
le malaonnable mandait au salon, lle s'en is Riel.” position e de son
», Cette vaincue urd'hui, Lui! oui 3C nous me l'as
que tu d je t'ai
montré une jeune fille, en te disant ‘ c'est elle” !
—ÆEh bien ?
—0'était elle en effet. Tu l'as nssez regardée, assez vue, ce me semble pour m'éviter le teproche de ne pas te l'avoir fait voir.
Tiens ! te voilà tout ému. Son ..nage te tient donc bien au cœur ? As-tu peur que l'ombre de Riel ne ternisse l'amour que tu as faii naître dans le sien ? Car enfin, tu as raison de croire à une sympathie plus qu'ordinaire entre vos deux âmes. À en jnger par son sourire, par son regard pénétrant qui t'enveloppait de ses efluves, n'as-tu pas cru, là, sans fatuité, qu'elle appelait ton amour ? Et toi-mêine, n'as-tu pas été touché plus que tu n'oses te l'avouer ?
—Je n'ai rien à te dire là dessus : mais puisqu'elle connaît si bien Riel, comment a-t-elle pu me confondre avec lui ?
—Comment ? l'explication est des plus simples.
—Mais encore ?
—FBlle est aveugle.
— Elle est aveugle ?
—Hélas, oui mon ami. Je le regrette pour toi, pour ta vanité froissée. Tu as cru que ses sourires s’adressaient à toi; ils étaient pour Riel dont elle entendait la voix dans la tienne, C’est pourquoi ells tenait toujours ses beaux grands yeux sans lumière, fixés en apparence sur toi,
—Lorsque tu nous aë quittés, dans les chars, ne sg u savoir pourquoi tu ne lui avais pas parlé
Je lui ai répondu, que dans les circonstances pénibles où tu te trouvais, tn ne pouvais user
détrop de prudence, que ta tête était mise: à prix,.qu'il pouvait y avoir dans les chars des traîtres prêts à te livrer à tes ennemis,. et:bien d’autres choses daus 0e cens:
—Je comprends, dit-elle, il a bien fait.
—Tu rendrais des points au diable en fait de mensonge et de duplicité Va toutefois je te pardonne. Seulement je regrette que l'amour de cette jeune fille soit deux fais aveugle.
Espère-t-on au moins pouvoir la guérir ?
—ÆElle a vu notre habile occuliste, M. Simard, avant de descendre à la Rivière-du-Loup. Il compte l'opérer avec succès. Si jamais tu la rencontres étant guérie, tu pourras lui faire passer un joli quart d'heure en lui racontant. tes impressions de voyage, do la Rivière-du-Loup à Québec, Cette fois, au lieu de te sourire elle rira franchement de toi, et entre nous, tu ne l’auras pas volé,
—La leçon est bonne : je t'en remercie quaiqu'il m'en cuise. Passons maintenant à. ta, dernière dupe disparue à l’Islet comme dans une rafale ; parle-moi de Lapainte.
—Tiens, c'est vrai : je l'avais oublié celmi-là. Le brave homme était un peu pris.de vinguand je l'ai rencontré à bord des chars, je n'eus qu'à e pousser de la main pour le lancer à fond de train dans la farce. Je remontai à son intention la scène du meurtre de Scott, exonérant bien: entendu Riel de tout blâme. C'est pour cela.
que voulant apaiser tes remords il t'a raconté son. malencontreux coup. de fusil, qui le plaçait sur le même pied que toi comme prétendu meurtrier. Quelque bon jour, je te raconterai comment je i'ai tiré de ce mauvais pas. C'est:
mise: à hars des . ét.bien
It;
à fait de 8 je te l'amour iveugle.
Simard, oup. Il u la renà passer tes im- Loup à ire elle , tu ne
le quai- . ta. derins une
elui-là.
quand us qu'à ond de tention.
it bien:
ir cela.
raconté plaçait étendn onterai . C'est.
une page de romon digne des mystères de Paris.
Mais remettons ce récit à plus tard ; me pardonnes-tu maintenant toutes mes espiègleries ?
—Comment donc, si je les pardonne ? Je t'en remercie au contraire pour le plaisir réel qu’elles m'ont procuré. |
Maintenant, il est minuit, tu es fatigué, tu veux te reposer, accepte la moitié de mon lit, couchons-nous et dormons.
Fin.