‹ Louis Riel, assemblée de Lachine, 10 août 1885 [microforme]Chapitre 3 sur 5 · PRET · texte numérisé non relu

PRET

SRE

difficile le printemps, et encore ces plaintes :

n'étaient faites qu’à l'égard de quelques ins-

truments agricoles et au grain de semence M qui étaient arrivés tard, à cause des difficul-!

tés du transport. La seule plainte géné-

rale que l’on trouve dans les rapports officiels #

au sujet des provisions se rapporte à la der-

nière année de l'administration MacKenzie, # 1878, mais on peut difficilement lui en faire

un reproche sérieux si l’on considère l'immense territoire à parcourir et les difficultés du service.

Augsi n'est-il pas remarquable # que les Métis à l'assemblée du 5 septembre # Saint Laurent où ils ont énoncé leurs #

… maker et ( tout au pli

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griefs, n'aient fait aucune mention que les

rations n'avaient pas la qualité ou la quantité

voulue.

Le gouvernement Macdonald en voyant la destruction du bufle a compris qu'il ne fui restait qu’à habituer le sauvage à l'agriculture. Les rations extra devaient suffire pour predre soin des vieiliards et même des hommes mûrs, car on ne peut guère espérer que le sauvage, habitué à la vie nomade des prairies, à la chasse et à la pêche, puisse de suite se livrer à l’agriculture. On lui a donné des

» instituteurs agraires. En 1883 le gouvernement établit 16 fermes sur les réserves et en

1884 il en avait 27, dont l'entretien seul,

les salaires des instituteurs compris,forme $71,- » 130 par an.

Le gouvernement s'est mis de suite à instruire la jeunesse. Comme le disait monseigneur Grandin, notre seule espérance est dans * l'enfant ; on ne parviendra jamais à faire un : cultivateur de l’hommeïfait. Monseigneur avait plusieurs fois demandé du secours aux écoles au gouvernementMackenzie,entr’autres en1875 Ib et sa Grandeur avait été renvoyée :u Conseil

sujet à cause Aussi en 1878, bnnance qu'il ger le buffle. l'ait été coment conservactobre 1878, il rien faire pour é massacré et fallu songer à tre les rations llut leur doncher de mourir 2, il leur a été ité, autant en 1e famille Saupersonnes x ces anneés en vertu des traiparler des inskmense etc. Les rons dépensées > de Manitoba qu'à l’évidence au nombre de

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traités. + du Nord-Ouest qui n'existait pas encore, puisque bien qu'autorisé par le Parlement durant ve $ 35,834 À l'hiver de 1870, le Conseil n'a été organisé ee 57,455 que dans l’automne de 18576, bons 92,040 M Aussi en 1878, lors que Sir John A. Macdovs 134,339 MN nald est arrivé au pouvoir, il n’a trouvé que su 203,295 M trois écoles sauvages au Nord-Ouest et sept ss 253,036 au Manitoba soutenues ou aidées par le gousv... 371,144 © vernsment. Aujourd'hui il yen a 53 coûtant ce 694,512 À $12,241, par an ou 8240 par école. Bon nomse 621,067 # bre de ces écoles sont sous le contrôle des prémes 726,787 N° tres ou des sœurs su 1,027,216 M Mais il ne suffisait pas d'instruire l’enmue 1,099,796 MX tant sauvage, il fallait aussi l’initier aux sess 1,025,675 1 crets de la vie domestiaue et pour cela lui

t-il réellement BR nopner de idée des diverses industries qui s’y El ai rattachent. An ae En 1883, le gouvernement a ordonné l'ouverère les difficul- ture de trois écoles industrielles ,une à la Grande uté mentionne À Rivière sous le Père Lacombe, une à Qu Ap- 1 Nord-Ouest, y … pelle sous le Père Huguonard et une à Battle- Boniface, l'or M tord sous le Rév Thomas Clarke, ministre anuvé uné seule glican. De plus il a accordé 1,500 al école es officiers pour industrielle de Monseigneur Grandin à St 1883, il y à eu Albert. L'installation de ces écoles a coûent à l'égard de if papes NA LR A et d'un accès outes ces Institutions ont produit d’excelre ces plaintes lents résultats, et si les Sauvages né se sont e quelques ins- h pas révoltés généralement;si seulement Poundin dé Semerice M maker et Gros Ours se sont joints à Riel, avec 1se des difficul. tout au plus 4 ou 500 guerriers, ça été parce plainte géné- à Lo A oi ontété bien traités par le tale D ernement.

ports pes , Gros-Ours, qui a toujours êté une cause on MacRensie, | }d'embarras, a vu Kiel le 23 juillet 1884 et St Int ep: Pire malgré aue lui et son voisin Poundmaker ébnatdère. Livre D étaient sur des réserves, choyés même par t les difficultés W le gouvernement, ils ont pris les armes sur s remarquable }des représentations, sinon des ordres de Riel. du 5 septembre À ” Maintenant voyons les griefs des Métis tels . “que formulés à l’assemblé de Saint Laurent le

5 sept.1884, présidée par Riel. Disons d'abord que les Métis qui se sont insurgés, ne dépassaient pas 2 ou 300 formant les établissements de Saint Laurent distribués sur un parcours de quinze ou vingt milles carrés. Que voulaient donc ces Métis ? Ils demandaient d'abord l'inauguration du gouvernement responsable et la création d'autant de pro vinces qu'il y a de districts, en tout cinq nouvelles provinces et toutes les terres qui en dépendent, Constatons d'abord que les colons blaucs qui ont aussi eu leurs assemblées et leurs listes de réformes ne demandent pas cela. Ils sont satistaits de la constitution ac: tuelle du Nord-Ouest, au moins pour le moment. We are not in favor of a division of the Territories into Provinces, disaient les hahitants d’'Assiniboia À l'assemblée de Moosomin de janvier 1885. In 1875, le gouvernement McKenzie l’a doté d’une constitution. Six membres sont d'abord nommés par le gouvernement y compris les trois magistrats stipen— diaires. Puisaussitôt qu'un district de 1,000 milles carrés aura une population de mille adultes, sans compter les étrangers et les Sauvages, il aura droit à un député au Conseil, et à un deuxième aussitôt que sa population sera de 2,000 habitants.

Déjà le peuple élit huit députés et il a la majcrité au conseil, même en comptant le nouveau conseiller Travis, que le gouvernement vient de nommer dans la personne d'un quatrième magistrat stipendiaire. Ce Conseil a tous les pouvoirs des Législatures provinciales, moins celui d’incorporer des comte de chemin de fer, télégraphe, bateaux

vapeur etautres de ce genre.

Il peut taxer pour des fins locales, passer

des lois civiles et de vwrocédure, touchant la propriété, les prisons, le

gibier et enfin légiférer sur toutes matières d’un intérêt local. Ce Conseil a été donc créé à l'image des législatures provinciales et par sa jurisdiction et parsa composition, La Couronne y est représentée, bien qu'en minorité, et le peuple y n aussi ses représentants, et ce corps législatif est enfin présidé par un lieut. gouverneur. Il forme et le gouvernement et le corps législatit et de cette façon le peuple y jouit pour les fins locales des avantages du gouvernement responsable, L'on voit de suite la différenceentre la situation du peuple du Nord-Ouest et celle du Bas Canada avant 1837, entre la rebellion de 37 et celle de 85.

Le peuple du Bas Canada avait fait de l’agitation politique pendant 25 ans au moins, pour avoir le gouvernement .esponsable. Bien qu’en grande majorité à l'assemblée législative, il était taxé par un gouverneur et un conseil non responsables, Au contraire au Nord-Ouest le peuple a ses représentants et est même en majorité au seul corps qui peut taxer, et l’on voit de suite qu’il n’y a aucune analogie entre les deux cas.

Les Métis demandent cinq nouvelles pro-

vinces, Agsiniboia, Alberta, Saskatchewan,

Athabaska et Keewatin qui forment les districts des territoires. fais ont-ils jamais songé à quelles dépenses ils entraineraient les vieilles provinces ? La province de Québec a surtout voulu la création de la provin & de Manitoba en 1870. Alors on nous demandait seulement $43,600 de subside annuel. Aujourd'ui, nous lui donnons $440,000.

Uréez cinq nouvelles provinces et il faudra au moins leur dunner $200,000 chaque par an.

Je ne crois pas que les vieilles provinces consenteut à se charger d’un fardeau aussi lourd et surtout à abandonner les terres publiques en sus, sans y voir aucun objet pratique, uniquement pour satisfaire un sentiment

Le Conseil du Nord-Ouest tel que constitué et il peutavoir jusqu’à 21,membres, (iln'yena que 15) offre au peuple toutes les garanties et toutes les immunités importantes dont jouissent les vieilles provinces.

Les Métis demandent en second lieu que le gouverneinent”leur donne des titres à leurs propriétés, que l’on appelle patentes. Il n’y a pas de doute qu'il y ait eu des délais à cet égard, mais qu’il y ait eu faute de la part du gouvernenient, c’est autre chose; ces délais ont été le résultat inévitabie de la situation.

D'abord, le gouvernement ne pouvait émaner de patentes sans avoir des arpentages des terres. [Il « fallu commencer par Manitoba, et finir au Nord-Ouest. Toutes les diligences ont été faites.

En 1813, lorsque le gouvernement couserva-

teur |: :sa le pouvoir, il avait fait arpenter 9,99’ acres.

L avernement Mackenzie arriva au pou-

voir et de 1874 jasqu’à 1878, il n'a fait arpenter que 1,797,190 acres : étant convaincu que ces terres ne valaient rien ou presque rien, il n'a pas cru qu’elles valaient la peine d'être arpentées ; ayant changé d'opinion depuis, le parti libéral reproche au gouvernement actuel de ne pas avoir procédé a:sez vite avec les arpentages. Or, depuis 1879 jusqu'à 1884, il a fait arpenter 55,618,509 acres de terre. En 1883 seul, alors que le Pacifique traversait tout le Nord-Ouest jusqu’au pied des Monta-gnes Rocheuses et que l’émigration était plus considérable, il a fait arpenter 27,000,000 d’àcres, employant 120 arpenteurs, dont 35 Canadiens-français, à un coût total de $725,000 pour cette année seulement. En 1884, il a été arpenté 6,400,000 âcres, par 60 arpenteurs dent 22 Canadiens-français. Et l’on va dire maintenant qu'on a procédé lentement avec les arpentages.

Avec jes arpentages, les bureaux de terre et les bureaux d'enregistrement ont été ouverts.

En 1884, quatre nouveaux bureaux de terre out été ouverts, à Calgary, Edmonton, Touchwood et Côteau, lorsque jusqu’alors, (les arpentages n'ayant pas été poussés

Et pe

avec la même vigueur, bien qu'en 1881 et 1882 au delà de 9,000,000 acres aient été arpentéa chaque année) il n'y avaiten tout que deux bureaux de terre,l’un à Prince Albert et l'autre à Régina. Pour la même raison, il a été ouvert de nouveaux bureaux d'enregistrement et il y en a cinq aujourd'hui, Battleford, Prince Albert, (situé à quelques milles de St Laurent, le siège des insurgés), Régina, Calgary et Edmonton Avec les arpentages, les titres des anciens colons, blancs ou métis, en possession le 15 juillet 1870, date du transport du Nord-Ouest au gouvernement canadien ont pu être vérifiés (C'est ce qui a été fait en 1884 par M. Pearce et M. Duck, ce dernier parlant l'anglais, le cris etle français. L'an passé le bureau a examiné 711 de ces réclamations et la balance était en voie de règlement.

Quelle différence entre la politique actuelle et celle de l’ancienne administration. Le gouvernement actuel envoie quérir auprès des intéressés sur les lieux.

Quelle a été la réponse de M. Mills dans une circonstance pareille. Des métis de Manitoba avaient des réclamations contre le gouvernement. [ls avaient émigré au Nord-Ouest. Il s'agissait d'autoriser l'examen de leurs réclamations à leurs nouveaux domiciles par un officier qui était sur les lieux. Les métis prient le gouverneur Laird de demander par le télégraphe l'autorisation nécessaire.

Quelle a été la réponse de M. Mills ‘* Tt1s not ‘ necessary to look up parties who have “ claims. le they care tor their interests, they ‘€ will themselves come forward and establish & their claims /?

Le 3e grief des métis tel que formulé à l'as- 24

semblée deSuint Laurent était que le gouvernement ne les avait pas indemnisés comme ceux de Manitoba de ce que l’on appelle le titre indien, c’est-à-dire pour s'être emparé du territoire et avoir mais fin à la chasse et à leur vie nomade. Les Sauvages avaient été amplement indemnisés en vertu de traités. Les Métis de Manitoba avaient aussi été récompensés à même l’octroi de 1,400,090 acres de terre décrété en 1870 par l’Acte de Manitoba.

Jusqu'à 1873, il n’y a pas eu de plainte de la part des Métis du Nord-Ouest à ce sujet ; ils étaient trop peu nombreux, à peu près 1000 ; ils avaient encore le buffle et ils étaient satisfaits. Mais en 1873 le buffle commençait à disparaître. Les Métis songèrent à leur indemnité et le 5 juillet 1875 ils faisaient leur première demande. Ils disaient : ‘‘ Nous de- ‘ mandons que l’on nous donne des terres en ‘‘ compensation de nos droits./’ Le gouvernement Mackenzie arriva au pouvoir quelques mois après ; mais ne fit aucun cas de cette remontrance. Le premier octobre 1874 le Père Facorby, missionnaire à Qu’Appelle, demandaitau gouvernement un octroi de terre plus étendu que le homestead ordinaire, accordé à tout colon, et il invoquait le titre indien, les Métis quoique descendant. de pères blancs

ayant beau Sauvage; il agriculture.

+ Pas plus de 13 février et de Saint-

œuête. Cet la voici :

blancs et au eux, mais r textuel de !

h The halfthe advanta Mories, shou of settling d Ang their en “hich case “to them int Alers. But “the Govern their farmin * En 1879, autorisé par Métis du !

d de Ge titre “obstacies 4 Tache, profi où lés Métis “une chanso “trois de terr “naliénables que anglic Ouest et M.

MNitoba et Mé restrictions.

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Naturelle èrent des ombreuses assemblée aurent,les tés comme | 60 acres pa haque enfa Janvier 188: "pouverneme “les Métis du “nitoba, c'es à ian comme Ablée de Sai LE étis étaier “r'est que le l'étendart « pouvernein( Mique et pa Mine commis etet Forge Conseil du Au sujet des Æniers mois | Mavait eu toi

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Qu'’'Appelle, octroi de terre inaire, accorle titre indien,

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ayant beaucoup de points communs avec le Sauvage; il demandait aussi des secours en Agriculture.

* Pas plus de réponse qu'auparavant. Enfin, de 15 février 1878 les Métis de Saint-Laurent et de Saint-Albert envoient une nouvelle re-

quête. Cette fois, une réponse a été donnée ; la voici: Les Métis seront traités comme les

blancs et auront droit à un homestead comme eux, mais rien de plus. Voicile language textuel de M. Mils :

« The half-breads, who have, in some respects, the advantage over new settlers in the Terri-

Mories, should be impressed with the necessity of settling down in fixed localities and direct- Ang their energies to agricultural pursuits, in “hich case land would no doubt be assigned %o them in the sume way as to the white set- Aiers. But beyond this they must not look to the Government for any special assistance in their farming opérations.

“ En 1879, le gouvernement Macdonald fût autorisé par le Parlement à indemniser les Métis du Nord-Ouest et à leur donner une part au titre indien. Mais alors ont surgi des obstacles et des difficultés. Monseigneur ê aché, profitant de son expérience à Manitoba, où lés Métis avaient vendu leurs scrips pour une chanson, voulait que ces scrips ou les oc- Mtrois de terre qu'ils pourraient avoir fussent Analiénables pendant trois générations. L'évé- 4 anglican, M. Laird, gouverneur du Nord- Ouest et M. Norquay, premier ministre de Ma- MHitoba et Métis lui même, voulaient aussi des “restrictions. Le Conseil du Nord Ouest de-

andait dix ans de suspension, Les colons lancs, intéressés à spéculer sur les erres des Métis au Nord-Ouest comme ils l’a- «vaient fait A Manitoba, ne voulaient pas de “restriction. Les Métis poussés par les blancs “demandaient la même chose.

: Naturellement ces prétentions diverses cauèrent des représentations, correspondences nombreuses et des lenteurs. Finalement à ÆJ'assemblée du 5 septembre dernier à Saint aurent,les Métis demandent qu’ils soient traiés comme les Métis de Manitoba, c’est-à-dire, 60 acres pour les pères de familleet 240 pour haque enfant, et cela sans restriction. Le 26 anvier 1885, deux mois avant la rébellion, le “Mpouvernement pour en finir, décidait de traiter “les Métis du Nord-Ouest comme ceux ds Ma- “nitoba, c'est-à-dire, sans restriction, ni condian comme 1lsl’avaient demandé à l'assem- +blée de Saint Laurent ; le 4 février 1885, les éris étaient informés de cette décision ; ce ’est que le 22 mars suivant qu'ils ont levé l'étendart de lu révolte, et naturellement le Bouvernement a cru devoir continuer sa poliique et parachever son œuvre en nommant une commission composée de MM. Street, Gouetet Forget, pour mettre àexécution l’ordre en onseil du 26 janvier. Voilà ce qui s’est passé u sujet des terres. L'expérience des quatre dertniers mois a démontré que le gouvernement Mavait eu tort de céder aux instances des Métis,

car à peine ont-ils eu leurs scrips qu'ils les ont vendus aux spéculateurs blancs à la moitié de leur valeur. A l’avenir, il nous faudra aviser à de nouveau moyens de leur venir en aide.

Le Métis forme une race à part, tenant le milieu entre le sauvage et le blanc et il doit être traité comme tel.

Il a eu des délais, le résultat inévitable des circoustances, nullement imputable au gouvernement. Le parti libéral devrait sa: voir ce qu’il faut de temps pour régler ces réclamations. Le princip: de l'octroi aux Métis de Manitoba a été arrêté en 1870 par un statut. Le gouvernement conservateur a travaillé jusqu’en 1873 à le leur distribuer.

De 1873 à 1878 le gouvernement Mackenzie a nommé commission sur commission pour ter miner le réglement de cette question et enfin en 1878, lorsqu'il laissa le pouvoir, il restait encore à Manitoba tant de métis non satisfaits qu'il a fallu une nouvelle commission des juges Miller et Dubuc et un nouvel ordre en conseil du 21 février 1881, et même 1ltuut bien le dire, tant les difficutés sont nombreuses et grandes, il reste encore des réclamations des métis de Manitoba non réglées.

Voilà 1& liste des principaux griefs des Métis. On a bien parlé en Parlement et ailleurs que les arpentages les avaient dépouillés. [ls n’en ont pas dit un mot à leur assemblée du 5 septembre 1884 ; et le fait est que les cartes et mappes démontrent que partout où il y avait des établissements français le long des rivières, ou a fait les arpentages non pas d’après le système rectangulaire, comme partout ailleurs, mais d’après ie système français, sur le long, comme dans la province de Québec, ainsi qu'ils ont voulu l'avoir, et notamment à St Laurent.

Les métis n’ont pas demandé de représentation au parlement d'Ottawa. Ceci «a été demandé par les colons blancs à leurs assemblées de l’automne dernier. Cette demande est raisonnable et pour y faire suite, plus d’un mois

avant la rébellion, le gouvernement en dépit de l'opposition, faisait passer un bill pour autoriser un recensement au

Nord-Ouest Sans ce recensement, il serait impossible de savoir le nombre de membres auquel le Nord-Ouest a droit au parlement du Canada. De plus il faut demander au parlement impérial le pouvoir d'accorder cette représentation ; car sans cet amendement nous ne pouvons accéder à cette demande si légitime du Nord- Ouest, etil n'ya pas le moindre doute qu’elle sera accordée.

Voilà les principaux griefs de toute la population du Nord-Ouest, blanche ct métisse.

Personnen'a jamais prétendu, pas même au procès de Riel, qu’il y avait eu éviction ou même tentative d’éviction ou violence sur la personne ou la propriété, etil n’y a que ces circonstances qui puissent justifier un appel aux armes.

Il est donc évident que le gouvernement n’est pas responsable des malheurs du Nord-

D mm

Ouest. Quelle en a donc été la cause ?

lo L'esprit de vengeance de Riel, 20 son ambition démesurée et insensée. À un moment donné, il s’est cru le roi du ciel et de la terre, pouvant disposer du monde entier et varlant comme l’envoyé de Dieu, son prophète ; 30 l'agitation de spéculateurs et agents de compagnies américaines intéressés à créer du trouble au Nord-Ouest Canadien ; 40 les cris de certains politiciens, affamés ou désappointés ; 5o ie ton enflammatoire de certains journaux qui dirigent une partie de l'opinion publique, comme le (lobe.

La rebellion a pris tout le monde je sur prise. Sir Hector Langevin, sir Richard Cartwright, M. McLelan, M. Mackenzie et M.

MacDougall, ont visité le Nord-Ouest en acût et septembre 1884, et pas le moindre indice d'un soulèvement quelconque n’a été sigralé par eux.

Bien plus, le lieutenant-gouverneur Dewdney a visité St. Albert le 16 octobre 1884, Monseigneur Grandin lui présenta une ‘dresse de bienvenue de la part de son clergé.

Les citoyens en firent autant. On fait maintes démonstrations de dévouement aux institutions et au gouvernement canadien, banquet, discours, etc. Pas une plainte, satisfaction générale. Enfin le 19 mars, 1885, trois jours avant la rébellion, Le Manitoba dément dans les termes les plus formels toute idéc de rébellion. Jldit qu'il n’y a que de l'agitation et que toutes les rumeurs au contraire sont des absurdités. ù Ne

Maintenant qne va-t-on faire de Riel ? J'ai demandé au gouvernement en pleine chambre clémence pour les vaincus, sans faire mention de personne et je fais encore ia même demande. Riel néanmoins est dans une position

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